09 juin 2009
Inimitable Joconde…

22 mai 2009
Et cette joie, je vous le dis...
Aimez-vous,
Aimez-moi.
Si vous m’aimez, laissez-moi m’échapper.
Si vous aimez vos proches, laissez-les s’écarter.
Si vous aimez vos petits, laissez-les s’envoler.
Si vous aimez vos défunts, laissez-les s’en aller.
Aimez-vous,
L’éloignement n’empêche pas la proximité,
L’absence ne supprime pas la présence,
L’écart n’interdit pas l’alliance,
La solitude ne rejette pas la solidarité.
Aimez-vous,
Le silence n’interrompt pas la parole,
L’ombre n’éteint pas la lumière,
Aimez-vous les uns les autres,
Allégez-vous les uns les autres,
Inventez-vous les uns les autres,
Elevez-vous, grandissez-vous.
.
Aimez-vous et vous donnerez du fruit,
Aimez-vous et vous goûterez la paix,
Aimez-vous et vous mourrez la mort,
Aimez-vous et vous vivrez la vie.
Aimez-vous et ma joie viendra vous caresser
Et cette joie, je vous le dis,
Personne ne pourra vous l’ôter.
.
.
Gabriel RINGLET.
06 mai 2009
Que faites-vous les 6 et 7 juin ?
N'hésitez pas à faire un petit tour en Périgord...
- Abbaye de Boschaud -
cliquez ICI
05 mai 2009
79e jour... et Dieu vit que cela était toujours bon...
7 mai 2009 : 79e jour sans cigarette...
C'est très dûr mais cette fois-ci, je tiendrai :
"Yes, we can !"
24 mars 2009
Et préserve-nous du mal
Le monde s’est inventé un nouveau grand Satan tout blanc...
par François MICLO, philosophe et éditeur.
Pas de doute. Cet homme-là, c’est Satan ou l’Antéchrist. S’il ouvre la bouche, ce ne sont pas des mots qui sortent de ses lèvres, mais l’odieux son des trompettes du Jugement. Il répand plus de plaies que l’Egypte ne pourra jamais en compter, a un petit faible pour les négationnistes et les violeurs de fillettes (surtout quand ils sont brésiliens) et, comble de l’horreur, prescrit au monde entier de choper le sida en baisant sans capote.
Une chose est sûre : avec le départ de George Bush de la Maison Blanche, la planète médiatique avait perdu son grand méchant loup. Elle vient de s’en fabriquer un à sa mesure : Benoît XVI est désormais l’ennemi mondial numéro un. Qu’il dise un mot ou reste coi, il est devenu le salaud de prédilection de notre temps. Et c’est bien parti pour que cet état ne prenne fin qu’avec son pontificat.
Avouons que, pour le rôle du grand méchant loup, c’est un bon client. Il est allemand, c’est-à-dire très bon pour les machines-outils, cancre pour les relations publiques ; il est catholique, chose détestable dans un monde où existent des religions un peu plus conformes à l’idée de coolitude (droit-de-l’hommisme, écologie, obamisme, etc.) ; il essaie de faire des phrases et de conduire des raisonnements, en un temps où l’auditeur lambda décroche dès le premier mot prononcé.
L’affaire de la capote africaine – sale coup porté aux Anglais – illustre parfaitement ce déphasage entre le Souverain Pontife et la sphère médiatique. L’ensemble de notre presse et de notre personnel politique pousse depuis mercredi des cris d’orfraie et condamne unanimement celui qui prétend que “l’utilisation du préservatif aggrave le problème du sida”. Ce matin, Pierre Bergé invitait sans rire les catholiques à “changer de religion” – sans toutefois leur promettre un abonnement gratuit à Têtu, la philanthropie a ses limites. A midi, sur France Inter, Stéphane Bern, tout en nuances, qualifiait les propos papaux de “génocidaires”. A ce rythme, Josef Ratzinger devrait être déféré ce soir devant le TPI et exécuté demain à l’aube. Il n’est pas même jusqu’à Alain Juppé qui n’ait brandi son pavois de haute moralité parmi tous les boucliers levés, pour dénoncer la fâcheuse manie de ce pape à vouloir rester droit dans ses bottes. Encore un effort participatif, Citoyens, et il se trouvera bien quelqu’un pour accuser Benoît XVI d’être un nouveau Guillaume Dustan et de prôner le barebacking dans les caves du Vatican où demeure encore vivace le souvenir de Rodrigue Borgia, un temps taulier sous le nom d’Alexandre VI.
On a même vu s’exprimer – la chose ne s’était guère produite depuis Jules Ferry et son discours sur l’homme blanc – un racisme bienpensant : les Africains sont des êtres tellement serfs et dénués de raison que, le saviez-vous, ils suivent à la lettre tout ce que dit le pape. Et Daniel Cohn-Bendit, parmi cent autres bonnes âmes, d’accuser Ratzinger de “meurtre prémédité”. Décryptage : le pape dit qu’il ne faut pas mettre de capote ; donc Banania, il nique sans, chope le sida et finit par crever dans sa case. Les nègres, faut leur parler comme à des enfants. C’est plus du tiers-mondisme, c’est Tintin au Congo réinventé.
Au fait, outrecuidante question, qu’a-t-il dit mardi dernier, le pape, dans l’avion qui le menait à Yaoundé ? Il répondait à la question d’un journaliste sur la position des catholiques face au sida. Benoît XVI a expliqué dans un premier temps que l’Eglise est présente au jour le jour aux côtés des malades : plus de 25 % des séropositifs dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques (hôpitaux, dispensaires, communautés). Puis il a enchaîné sur la phrase qui prétendument tue : “Je dirais qu’on ne peut pas résoudre le problème du sida avec l’argent, même s’il est nécessaire. On ne peut pas résoudre le problème du sida avec la distribution de préservatifs ; au contraire elle aggrave le problème. La solution est double : d’abord, une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel, humain, intérieur, qui permet ainsi de se comporter différemment avec les autres. Et deuxièmement, une amitié, une disponibilité pour les personnes qui souffrent.” Dans la version publiée sur le site du Vatican, les propos ont un brin changé : “l’argent” est remplacé par “des slogans publicitaires” et “elle aggrave le problème” par “le risque est d’augmenter le problème”.
Nulle part, le pape ne dit qu’il ne faut pas utiliser de capotes. Nulle part, il n’en condamne l’usage. Il dit simplement qu’on ne peut pas se contenter de cette solution et qu’en distribuant à l’Afrique des préservatifs on se donne certainement bonne conscience, mais on ne règle rien du tout. Et quand on ne règle pas un problème, on l’aggrave… Le continent africain, ce n’est pas le Marais. Il ne suffit pas de négocier un prix de gros à la société Durex pour faire de la distribution gratuite, de demander à Line Renaud de tourner un spot télé ni d’arborer une fois l’an un petit ruban rouge à sa boutonnière. Si d’ailleurs la question du préservatif pouvait tout régler, il serait criminel que la communauté internationale ne se mobilise pas pour envoyer au quasi milliard d’Africains de quoi se protéger… L’enjeu est bien d’une toute autre nature.
Le premier problème, c’est l’ampleur du désastre : en 2007, 22 millions de personnes étaient infectées sur le continent africain selon Onusida. C’est la première cause de mortalité et la maladie y est, plus que partout ailleurs, un facteur de mort sociale. Lutter contre l’exclusion et la stigmatisation des malades (en leur offrant “une amitié, une disponibilité”) n’est pas une pontificale lubie : il s’agit de changer les mentalités, de faire admettre que le sida n’est pas la maladie de l’autre, mais un véritable risque qui pèse sur tous. On n’a jamais vu dans l’histoire aucune épidémie reculer grâce à la stigmatisation et à l’exclusion. En ce sens, l’appel que lance le pape à la fraternité envers les malades n’est pas une billevesée ni une niaiserie de catéchisme : c’est une étape prophylactique essentielle.
L’autre grande question, c’est la prévention et l’information des populations. Au Nigeria, au Congo, au Cameroun, les équipes locales ne se contentent pas de distribuer des capotes, elles en expliquent l’usage (qui n’est pas multiple), tentent de lutter contre les préjugés (elle ne rend pas stérile), encouragent le dépistage et promeuvent aussi abstinence et fidélité… N’en déplaise aux bonnes âmes pour lesquelles le noir est doté d’un appétit sexuel à la mesure de son appareil génital, les valeurs morales trouvent un écho souvent favorable chez les chrétiens comme chez les musulmans du continent africain. Pourquoi s’en passerait-on ? On sait en Europe que les prophylaxies efficaces sont celles qui savent s’adapter à chacun des publics qu’elles visent. Or, en Afrique, le mot d’ordre devrait être : fous ta capote et tais-toi ? La prévention n’est pas une chose simple : elle implique de former des équipes locales, d’ouvrir des centres de dépistage, mais surtout de prendre en compte la réalité de l’Afrique contemporaine, bref de ne pas se dédouaner en utilisant le mot “préservatif” comme grigri, mais de mener des actions de fond.
Le troisième problème – et de loin, le plus important –, c’est l’accès aux soins. Autant le dire tout de suite : si vous êtes africain et contractez la maladie, votre chance d’être soigné est proche de zéro. Les antirétroviraux sont excessivement chers et, contrairement à l’Inde, l’Afrique ne dispose d’aucun laboratoire pharmaceutique capable de les produire sous leur forme générique. Elle les importe donc, quand on le lui permet.
Hier justement, les douanes néerlandaises ont saisi à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam une cargaison entière d’antirétroviraux à destination du Nigéria, au prétexte que le laboratoire indien les produisant porterait atteinte aux intérêts des laboratoires pharmaceutiques propriétaires du brevet… Business is business. Mais qui s’en soucie, qui va pousser de grands cris, qui va jouer de petits couplets indignés ? Qui va accuser nos amis bataves de se comporter comme des meurtriers en puissance ? Qui va dire fuck une bonne fois pour toutes à ces gens qui préfèrent défendre le droit des brevets que la vie humaine ? Circulez, y a rien à voir. C’est plus vendeur, coco, d’accabler le grand Satan du Vatican que de rentrer dans les détails. D’ailleurs, mardi, à peine était-il descendu de son avion que Benoît XVI a prononcé un discours à Yaoundé : il réclamait la gratuité des soins pour les personnes atteintes du sida, c’est-à-dire l’accès des malades aux antirétroviraux. Ça n’a pas fait une ligne dans les journaux. Pourtant, ça n’aurait arraché la gueule d’aucun de mes honorables confrères si prompts à l’indignation de relayer cette info : un pape qui fait sien l’un des plus anciens combats d’Act up (”Des molécules pour qu’on s’encule”), ça n’est pas tous les jours que ça arrive… Le pape est punk : c’est pas un beau titre, ça ?
Ah non, j’oubliais. La question, on vous l’a dit et répété, c’est la capote ! C’est qu’elle n’est plus, dans nos sociétés occidentales, un simple moyen de prophylaxie. Elle est une religion : les barebackers qui refusent le préservatif dans leurs rapports sexuels sont appelés relaps en français. Ce mot est directement tiré du vocabulaire religieux de la pire espèce, celui de l’Inquisition : est relaps qui est retombé dans l’hérésie après l’avoir abjurée. On ne fait pas grief au relaps de sa sexualité effrénée, on lui reproche simplement d’avoir déserté la clientèle de Durex ou Mannix. Puisque la seule question qui vaille est la capote, le jour viendra où, dans des affaires de viol en réunion, le port du préservatif jouera comme une circonstance atténuante. Pourrait-on s’interroger, ne serait-ce qu’un moment, sur cette société où la règle consiste à tout consommer, même les corps ?
Bien entendu que non. Chacun est invité à adopter la pornonomie comme seule moralité. Et le temps viendra où un pape agira, depuis le balcon de Saint-Pierre, comme le premier prof de sciences nat’ venu. Il sortira un vague godemiché et déroulera un bout de plastique tout le long du fac-similé turgescent. Il aura, faute d’habitude, l’air un peu emprunté. Mais il s’y fera. Et il conviera peut-être, dans un lumineux élan, le monde entier à un orgasme multiple, participatif et protégé. Le monde entier, sauf l’Afrique, car elle aura crevé, elle, après avoir eu le droit de tout consommer, sexe et capotes, indignations et beaux discours. Elle aura eu le droit de tout consommer, sauf les trithérapies. Désolé, homme noir, toi pas avoir assez argent.
21 mars 2009
Si tu peux...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties sans un geste et sans un soupir. Si tu peux être amant sans être fou d'amour. Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre. Te sentir haï sans haïr à ton tour, pourtant lutter et te défendre. Si tu peux supporter d'entendre tes paroles travesties, et d'entendre mentir sur toi leur bouche, sans mentir toi-même d'un seul mot. Si tu peux rester digne en étant populaire. Si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi. Si tu sais méditer, observer et connaître, sans jamais devenir sceptique ou destructeur. Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître. Penser sans n'être qu'un penseur. Si tu peux être dur sans jamais être en rage. Si tu peux être brave et jamais imprudent. Si tu sais être bon, si tu sais être sage sans être moral ni pédant. Si tu peux rencontrer triomphe après défaite et recevoir ces deux menteurs d'un même front. Si tu peux conserver ton courage et ta tête quand tous les autres les perdront. Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire seront à tout jamais tes esclaves soumis et ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire.
Tu seras un Homme mon fils.
Rudyard KIPLING.
Que faites-vous le week-end des
N’hésitez pas à prendre quelques heures pour venir faire un tour aux Portes Ouvertes du Séminaire des Carmes, à l’occasion du 90ème anniversaire de sa fondation.
Au programme :
Samedi 28 mars
Toute l’après-midi, en continu : visite du séminaire et animations pour les enfants.
13h-14h : accueil
14h-16h : concert d’orgue dans la chapelle Saint-Joseph des Carmes
16h-16h30 : goûter
16h30-18h : table ronde autour de la question « Les chrétiens interpellent-ils le monde ? », animée par Gautier MORNAS, diacre-séminariste du diocèse de Périgueux et Sarlat, et Etienne FRECON, séminariste du diocèse de Lyon pour les Missions Etrangères de Paris, avec Mgr Francesco FOLLO, Observateur permanent du Saint-Siège à l'UNESCO, Patrice CAVELIER, diacre, secrétaire général de Radio France, Dr Xavier EMMANUELLI, ancien ministre, président du Samu Social de Paris, et Claire LESEGRETAIN, grand reporter à La Croix
18h30-19h : vêpres solennelles présidées par Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg et ancien doyen de la faculté de théologie de l'Institut catholique de Paris
19h-20h30 : dîner tiré du sac
20h30-21h : procession dans le jardin
21h-22h : veillée témoignages
puis, pendant toute la nuit, veillée d’adoration
Dimanche 29 mars
9h : laudes
9h30 : petit-déjeuner
11h : messe présidée par le P. Robert Scholtus, Supérieur du Séminaire, puis verre de l’amitié.
Pour nous rejoindre :
Séminaire des Carmes - Institut Catholique de Paris
21, rue d’Assas – Paris 6ème
Métro : Saint-Placide (ligne 4) ou Rennes (ligne 12) - Bus : 89, 95, 96, 94.
17 mars 2009
Carmanews n°9
Chers amis,
Le 9e numéro de la Carmanews, le e-journal du Séminaire des Carmes, vient de sortir ! Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien suivant : ICI
N'hésitez pas, également, à me faire part de vos réactions.
Fraternellement,

12 janvier 2009
Retour du Brésil : plus de 40°c d'écart !
Bonjour à tous, avec mes voeux les plus chaleureux d'une bonne année 2009 pour chacune et chacun des visiteurs de ce blog !
Me voici de retour du Brésil. Après 15 jours passés sous le soleil et à plus de 30°c, le retour à Paris est un peu difficile ! Mais ne nous plaignons pas... Le séjour est bien évidemment inoubliable et l'ordination presbytérale de mon ami Carlos s'est bien déroulée.
Voici pour vous un bref et rapide reportage photographique de mon séjour.
A bientôt,
24 décembre 2008
Ma lettre pour Noël 2008 et le nouvel An
Chers amis,
La proximité immédiate de cette belle fête de la Nativité que j’aime tant et l’arrivée d’une année nouvelle me donnent l’occasion de revenir vers chacun pour jeter un regard sur cette année écoulée et donner quelques échos de mon chemin. Quelle heureuse coutume en effet que de se rapprocher ainsi, pendant ces fêtes, surtout de ceux dont on est géographiquement séparé. Que cette lettre dise une nouvelle fois à chacun que je ne l’oublie pas, même si le contact n’est pas aussi régulier que nous pourrions le souhaiter.
Quelle année que 2008 !...
... la suite en téléchargeant le fichier ... Pour_2009
Votre frère 

























