18 avril 2008
Dernière livraison de la Carm@news
Chers amis,
Le 8ème numéro de la Carmanews, le e-journal du Séminaire des Carmes, vient de sortir ! Vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant : ICI
N'hésitez pas, également, à me faire part de vos réactions.
Fraternellement,

Dimanche de prière pour les vocations
Le psaume 22 que la liturgie de l’Eglise nous proposait en ce dimanche de prière pour les vocations n’est pas pour me déplaire…
Un esprit malicieux, quelque peu facétieux, s’amuserait peut-être à établir un lien, rapide, entre certains versets où l’auteur écrit par exemple : « je ne manque de rien (…) Le Seigneur me mène vers les eaux tranquilles (…) je ne crains aucun mal (…) le Seigneur prépare la table pour moi… » et l’assurance, pour celui qui s’apprête à vivre aux côtés du Christ, en lui consacrant sa vie dans le ministère presbytéral, l’assurance d’une vie tranquille, paisible, d’un sentier droit, tout balisé, une route sans virage. Et il pourrait finalement penser qu’il en est de même pour toute vie vécue aux côtés du Berger qu’est le Christ.
Que cet esprit malicieux et facétieux me pardonne de le contredire.
Etre avec le Christ, quelque soit notre vocation, n’est pas « un long fleuve tranquille », un doux parcours tapissé de pétales de roses.
Etre avec le Christ, quelque soit notre vocation, n’est pas une assurance-vie toute terrestre, un contrat que l’on pourrait souscrire ici-bas auprès d’une société de services nous protégeant contre le multirisque. Cela n’a jamais été, ni pour les disciples des premiers siècles, ni pour nos frères chrétiens d’Irak en ces temps troubles, ni encore, plus près de nous, pour celles et ceux qui sont touchés par la maladie, la souffrance, le deuil, qui doivent faire face à un quotidien pénible.
Suivre le Christ, annoncer la Bonne Nouvelle du Salut offert à tous, c’est justement prendre tous les risques.
Le risque de se laisser bousculer dans nos certitudes quand nous témoignons de notre foi auprès de nos prochains.
Le risque de ne pas être accueilli, entendu, écouté.
Le risque de passer pour ringard dans un monde où tout évolue très vite, trop vite.
Le risque aussi d’accueillir une vocation particulière, pour un jeune homme ou une jeune fille, pour une famille aussi, un risque qui nécessite d’accepter de sortir de soi. De se laisser conduire sur des chemins inconnus. Et cela n’est pas toujours facile. Mais aujourd’hui, le Seigneur nous dit que ce chemin, à sa suite et non pas à ses côtés, conduit immanquablement vers des prés d’herbe fraîches.

Paroisse saint François de Sales - Paris - avril 2008.
30 mars 2008
Evènements !
08 mars 2008
Merci
"Je crois que mon Sauveur est vivant..."
Job, 19,25.
Vous avez été très nombreux à manifester votre proximité, votre amitié, votre prière à l'occasion du décès soudain de Papa.
Maman, mon frère et moi sommes dans l'impossibilité, aujourd'hui, de répondre individuellement à tous les messages de sympathie qui ont été exprimés et qui nous sont parvenus.
Nous vous remercions chaleureusement du précieux réconfort que vous nous avez procuré en ce difficile moment et comptons toujours sur votre prière.

17 février 2008
Prière chiite
Ô protecteur des saints,
Sécurité des craintifs,
Pourvoyeur des nécessiteux,
Ressource des démunis,
Trésor des malheureux,
Secours des hommes en détresse,
Toi qui satisfais les besoins des pauvres,
Ô très généreux et très miséricordieux.
Je te prie humblement et avec insistance :
Apaise ma soif par la fraîcheur de tes dons,
Déverse sur moi sans relâche tes faveurs.
Voici que je me tiens à la porte de ta générosité,
Exposé au souffle de ta bienveillance,
Attaché à Toi,
Lié à Toi.
Mon Dieu, aie pitié de ton serviteur,
Donne-lui l’abondance de tes richesses,
Garde-le sous ta protection,
Toi qui es bon, Toi qui es grand,
Ô très miséricordieux.
Prière chiite
15 février 2008
La pensée du jour
On prend mentalement toute une série de mesures
pour les jours suivants
et rien, mais rien du tout, n'arrive comme prévu.
A chaque jour suffit sa peine.
Il faut faire ce que l'on a à faire
et pour le reste, se garder
de se laisser contaminer
par les mille petites angoisses
qui sont autant de motions de défiance
vis à vis de Dieu.
Notre unique obligation morale,
c'est de déchiffrer en nous même
de vastes clairières de paix
et de les étendre de proche en proche,
jusqu'à ce que cette Paix irradie vers les autres.
Et plus, il y a de Paix dans les êtres,
plus aussi, il y en aura dans ce monde en ébullition.
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(photo d'Edith Stein, au Carmel, en 1938,
quelques années avant sa déportation par les nazis)
14 février 2008
Entrer dans la joie du Christ ressuscité
Les moniales dominicaines de Dax - dont je vous parle souvent - ne manquent pas de zèle apostolique !
Après la semaine monastique qu'elles organisent la semaine prochaine, nos chères soeurs vous proposent maintenant d'entrer dans la joie du Christ ressuscité, avec elles, du 20 au 24 mars - Jeudi Saint au Lundi de Pâques.
Tous les renseignements utiles en cliquant sur le lien ICI
Fraternellement,

13 février 2008
Dieu a besoin
Dieu avait besoin d'un père pour son peuple :
il choisit un vieillard.
Alors Abraham se leva…
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Il avait besoin d'un porte-parole :
il choisit un timide qui bégayait.
Alors Moïse se leva…
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Il avait besoin d'un chef pour conduire son peuple :
il choisit le plus petit, le plus faible.
Alors David se leva…
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Il avait besoin d'un roc pour poser l'édifice :
il choisit un renégat.
Alors Pierre se leva…
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Il avait besoin d'un visage pour dire aux hommes son amour :
il choisit une prostituée.
Ce fut Marie de Magdala…
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Il avait besoin d'un témoin pour crier son message :
il choisit un persécuteur.
Ce fut Paul de Tarse…
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Il avait besoin de quelqu'un pour que son peuple se rassemble
et qu'il aille vers les autres :
il t'a choisi(e).
Même si tu trembles, pourrais-tu ne pas te lever ?
Jean-Baptiste, Cardinal Pham Minh Man, Vietnam.
08 février 2008
La recherche du bonheur
"Quand je crie, réponds-moi,
Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !
Fils des hommes,
jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire,
l'amour du néant et la course au mensonge ?
Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,
le Seigneur entend quand je crie vers lui.
Mais vous, tremblez, ne péchez pas ;
réfléchissez dans le secret, faites silence.
Offrez les offrandes justes
et faites confiance au Seigneur.
Beaucoup demandent :
« Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage !
Tu mets dans mon cœur plus de joie
que toutes leurs vendanges et leurs moissons.
Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,
car tu me donnes d'habiter, Seigneur,
seul, dans la confiance."
Psaume 4
« Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps. 4.7). Cette question fut posée, il y a bien longtemps, par un roi célèbre, le roi David, dans une poésie du livre des Psaumes, Livre qui fait partie de la Bible. Nous le voyons, la recherche du bonheur n'est donc pas chose nouvelle. Préoccupation séculaire, cette grande interrogation du cœur humain n'a cessé de se renouveler de génération en génération, pour être, encore aujourd'hui, très actuelle.
Mais, dirons-nous, cette quête universelle du bonheur n'est-elle pas légitime ? N'est-il pas vrai qu'au fond de lui même, l'homme garde le sentiment qu'il n'est pas venu au monde pour être malheureux ? Il est certain que consciemment ou inconsciemment, la nostalgie du paradis perdu, ce lieu où tout devait être merveilleux et parfait, continue à hanter notre mémoire. A l'évidence, l'être humain a besoin de connaître le bonheur, au moins un certain bonheur, pour avoir le sentiment de vivre, de vivre vraiment.
Qui nous fera voir le bonheur ? N'y a-t-il pas, finalement, quelque chose de pathétique dans cette interrogation ? Elle rappelle l'universelle inquiétude des hommes, leur angoisse existentielle. N'y aurait-il personne qui puisse nous enseigner le chemin du bonheur, nous conduire à sa source ? Si David pose la question, c'est qu'il se fait l'interprète de sa génération atteinte, elle aussi, du mal de vivre ; comme toutes les générations l'ont été et le sont encore, à des degrés plus ou moins forts, suivant les temps et les circonstances.
David nous donne la réponse dans la suite de son poème, de ce Psaume 4 où nous lisons à partir du verset 7 : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! Tu mets dans mon cœur plus de joie qu'ils n'en ont quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m'endors en paix, car Toi seul, ô Eternel, tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » Voilà qui est simple et clair : pour la Bible, le bonheur ne se trouve pas dans ce que l'on a, ou dans ce que l'ont fait, mais dans la relation que nous avons avec Dieu, le Dieu éternel et créateur ; celui qui nous a donné la vie et qui seul sait ce qui convient à notre vie pour que nous soyons heureux.
Dans la Bible le mot « heureux » est utilisé près d'une centaine de fois. Son message, loin d'être triste et ennuyeux, est porteur d'une espérance et d'une vie qui apportent à tout homme qui l'accepte, un bonheur serein et durable. Celui-ci ne dépend pas des circonstances, bonnes ou mauvaises, de la vie, mais d'un état intérieur. La source du bonheur se trouve en Dieu. Lui seul peut rendre l'homme heureux, au moyen de la paix et de la satisfaction qu'Il met dans son cœur lorsqu'il se confie en Lui.
C'est aussi ce qu'un autre roi, Salomon, le fils de David, a reconnu dans son livre, l'Ecclésiaste, qui fait aussi parti des écrits qui forment l'ensemble de la Bible. Après avoir recherché son bonheur au travers des plaisirs et des jouissances que la vie pouvait lui offrir - et, en tant que roi, il avoue ne s'être privé de rien sous le soleil - il en vint à connaître le désespoir, tant sa désillusion était grande. C'est alors qu'il fit la découverte qui changea son existence ; il l'a résumée en ces simples mots, en disant au chapitre 8 et au verset 12 : « le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu » ; c'est à dire pour ceux qui ont à son égard, respect et obéissance !
Il est vrai que ces deux mots, respect et obéissance, ne sont guère de mise aujourd'hui. Pourtant la Bible nous fait comprendre que nous ne pouvons pas vivre notre vie sans tenir compte des buts que Dieu lui a fixés. L'obéissance aux lois morales et spirituelles qu'Il nous a fait connaître, loin d'être un handicap au bonheur de l'homme est, au contraire, la condition pour le réaliser pleinement. Ne pas en tenir compte nous coupe de la source de la vraie vie et du bonheur.
Combien de personnes cherchent le bonheur et ne le trouvent jamais, parce qu'elles le cherchent dans les biens matériels, dans les choses éphémères de ce monde, au lieu de le chercher auprès de celui qui en est l'auteur et la source : Dieu lui-même ! Si les hommes connaissent tant de mal être sur terre, particulièrement dans les pays où il y a surabondance de biens, n'est-ce pas parce qu'ils ont oublié quelle heureuse satisfaction peut leur procurer une communion personnelle avec leur Créateur ? Notre civilisation moderne a cru pouvoir se passer de Dieu et de toutes les valeurs morales et spirituelles que sa Parole, la Bible, nous apporte. Cela l'a plongé dans une voie de misère et de mort.
Georges Steiner, dans son livre « La culture contre l'homme », montre comment l'homme moderne est devenu inconscient et aveugle. Orgueilleux de sa culture occidentale, il ne se rend pas compte de sa folie et de son caractère suicidaire. Pour cet auteur contemporain, le glas a sonné pour l'Occident. « Notre culture, écrit-il, est une culture morte. Poussée toujours plus vers l'érudition, rendue capable, grâce aux ordinateurs, de tout connaître et de tout emmagasiner, notre culture est devenue morte à la véritable vie des hommes ; elle est morte à leurs besoins les plus immédiats ; elle est morte, puisqu'elle est incapable de les aider à résoudre leurs problèmes. » Au milieu de ce pessimisme bien compréhensible, Steiner laisse toutefois échapper une lueur d'espoir : « Je m'attends, dit-il, que nous poussions la dernière porte du château, pour découvrir qu'elle s'ouvre sur des réalités hors de la compréhension et de l'autorité humaines... » !
Le journaliste Marc Paillet, faisant l'analyse du livre de Steiner pour l'hebdomadaire l'Express, écrivait ceci : « Pourquoi notre civilisation occidentale, qui a édicté son ordre avec orgueil à la planète, est-elle ainsi habitée par la mort, comme elle l'est par le mensonge, la désespérance, l'inhumain... ? Même contre toute raison, l'homme le moins mystique conserve cette idée têtue qu'un certain destin privilégié de l'humanité fera que la porte s'ouvrira, au bout du compte, sur un recommencement ».
« Réalités hors de la compréhension et de l'autorité humaines » dit Steiner ; « Destin privilégié de l'humanité pour un recommencement » écrit Paillet. Pourquoi ne pas dire plus ouvertement ce qu'au fond de son cœur, tout homme ayant encore un brin de bon sens s'avoue secrètement, même s'il en est inconscient ? Pourquoi ne pas nommer Dieu ? Car en tout état de cause, Dieu reste notre seule espérance ! Quel est l'homme qui, sentant sa fin prochaine, ne ressent pas cet ultime sursaut dans sa conscience, qui cherche encore à le ramener à la réalité, et même à la vérité ! A la vérité de ce Dieu créateur de toutes choses, sans lequel rien ne saurait subsister et qui nous dit dans l'Evangile selon Matthieu, au chapitre 11 et au verset 28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos pour vos âmes...Car mon joug est doux et mon fardeau léger ».
Georges Steiner et Marc Paillet, comme tant d'autres, ne semblent pas savoir que la porte a déjà été ouverte, il y a 2000 ans, et que ce recommencement qu'ils espèrent et qu'ils souhaitent est possible. Qu'il est même le seul recommencement qui puisse rendre les hommes vraiment heureux. Ces gens, dont la culture ne saurait être contestée, n'ont-ils jamais lu la Bible ? Ils semblent ignorer que le Christ, le fils de Dieu, est venu dans le monde pour opérer ce changement dans nos vies ? Jésus est lui-même la porte du salut; celle qui nous permet de revenir vers Dieu pour retrouver la vie, la vraie vie qui puisse nous apporter bonheur et satisfaction.
Jésus affirme être cette porte. La porte du salut, déjà ouverte pour tous ceux qui croient en Lui. C'est dans le 10ème chapitre de l'Evangile selon Jean, que nous lisons ses paroles : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. Je suis le bon berger... Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main ».
Ne voulons-nous pas, nous aussi, écouter la voix du bon berger, Jésus-Christ, et prendre la résolution de venir à lui pour être sauvé ? Cette abondance de vie qui nous est offerte par Dieu en Lui ne nous décevra jamais. Nous avions sans doute une certaine idée de ce qu'est le bonheur. Mais nous découvrons que, finalement, cette idée n'était pas conforme à celle que Dieu nous révèle dans sa Parole.
Notre vie, pour être heureuse, se doit d'être vécue différemment. Elle ne peut l'être que parce que nous recevons la vie du Christ lui-même, par son Esprit qu'il veut faire habiter dans notre cœur. Ne voulons-nous pas le recevoir ? Jésus-Christ nous invite à nous repentir de notre incrédulité et de nos péchés et à le recevoir comme le sauveur de notre vie. Allons-nous le repousser ?

06 février 2008
Mercredi des Cendres : qu'est-ce que le Carême ?
Aujourd’hui, avec le Mercredi des Cendres, débute le Carême. Mais au fait, qu’est-ce donc ?
Temps important dans la vie des chrétiens, le Carême s’intègre dans le long itinéraire qui nous conduit du Mercredi des Cendres (le 6 février cette année) en passant par Pâques (23 mars), à la Pentecôte (11 mai).
Carême : pour quoi faire ?
Carême vient d’un mot latin qui veut dire quarante.
Le Carême, ce sont donc 40 jours pour se préparer à la fête de Pâques. C’est évidemment un chiffre symbolique qui fait référence aux quarante semaines nécessaires pour donner la vie à un enfant et on retrouve souvent ce chiffre dans la Bible : les 40 jours du Déluge, les 40 jours que Jésus passe dans le désert pour affronter la tentation, etc.
Ces 40 jours nous sont donc offerts comme un temps de mûrissement, de gestation, un itinéraire, un chemin vers... En réalité, celui qui sait compter s’aperçoit bien vite que du Mercredi des Cendres à Pâques, on a 46 jours ! Et effet, quand on parle de 40 jours c’est en ne comptant pas les dimanches, car le dimanche, le Carême est levé : c’est un jour où on ne jeûne pas car c’est la fête du Seigneur. Ensuite, si on regarde le chemin dans son ensemble, on doit ajouter au Carême les 50 jours d’après Pâques qui nous conduisent à la Pentecôte.
Ainsi, le Carême n’est qu’un premier temps, qui est proposé aux chrétiens pour vivre une transformation, une conversion. On entend par là une mise en condition pour essayer d’être plus vrai, face à Dieu, face aux autres et face à soi-même.
Ce Mercredi des Cendres, en nous invitant au jeûne et à l’abstinence, l’Eglise nous permet de mettre au jour tout ce qui meuble inutilement notre vie. A chacun de trouver ce à quoi il renoncera, non par mortification desséchante, mais pour retrouver le désir de Dieu et, par la même, mieux l'entendre, et rencontrer notre prochain. Car il ne s'agit pas de se priver par dolorisme mais pour retrouver, enfoui sous trop de confort, le désir d'un ailleurs qui a pour les chrétiens le nom de Dieu.
Mais ce n'est pas tout ! Nous sommes également invités aujourd’hui à participer à une célébration. Au cours de la Messe du jour le prêtre impose les "cendres" sur le front des participants. Il prononce ces très belles paroles : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Ce rite signifie que, durant la période du Carême qui s'ouvre, nous avons à nous détourner de nos fautes, à renoncer à nos égoïsmes, à nos petitesses, à nos violences aussi, pour nous tourner vers celui qui nous en guérit. Et qui s'apprête, pour ce faire, à mourir sur la croix.
C'est pour cela que le Mercredi des Cendres est un jour important : c'est le premier pas qui accompagne ceux du Christ vers sa Passion, sa mort mais également sa résurrection.
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Bonne route à chacun !
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Fraternellement,


















