21 mars 2009
Si tu peux...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties sans un geste et sans un soupir. Si tu peux être amant sans être fou d'amour. Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre. Te sentir haï sans haïr à ton tour, pourtant lutter et te défendre. Si tu peux supporter d'entendre tes paroles travesties, et d'entendre mentir sur toi leur bouche, sans mentir toi-même d'un seul mot. Si tu peux rester digne en étant populaire. Si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi. Si tu sais méditer, observer et connaître, sans jamais devenir sceptique ou destructeur. Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître. Penser sans n'être qu'un penseur. Si tu peux être dur sans jamais être en rage. Si tu peux être brave et jamais imprudent. Si tu sais être bon, si tu sais être sage sans être moral ni pédant. Si tu peux rencontrer triomphe après défaite et recevoir ces deux menteurs d'un même front. Si tu peux conserver ton courage et ta tête quand tous les autres les perdront. Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire seront à tout jamais tes esclaves soumis et ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire.
Tu seras un Homme mon fils.
Rudyard KIPLING.
18 novembre 2008
Veiller dans l'attente du Christ...
« Savez-vous ce que c'est que d'attendre un ami, d'attendre qu'il vienne, et de le voir tarder ? (...) Savez-vous ce que c'est que d'avoir un ami au loin, d'attendre de ses nouvelles et de vous demander jour après jour ce qu'il fait en ce moment, et s'il est bien portant ? Savez-vous ce que c'est de vivre pour quelqu'un qui est près de vous à tel point que vos yeux suivent les siens, que vous lisez dans son âme, que vous voyez ses désirs, que vous souriez de son sourire et vous attristez de sa tristesse, que vous êtes abattu lorsqu'il est ennuyé, et que vous vous réjouissez de ses succès ? Veiller dans l'attente du Christ est un sentiment qui ressemble à ceux-là, autant que des sentiments de ce monde sont capables de figurer ceux d'un autre monde... »
Cardinal John-Henry NEWMAN, Parochial and Plain Sermons, vol. IV, sermon 22.
Traduction d'Henri Brémond, La vie chrétienne, Bloud, Paris, 1911, p. 353-356.
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01 novembre 2008
Un bon petit livre à découvrir, à l’occasion de la Tous-saints
La sainteté n’est pas destinée à une élite, auréolée ou non : « elle est le devoir de tous » répétait Mère Teresa. La sainteté n’est pas une décoration pour service rendu, elle n’est pas la Légion d’honneur de l’Eglise. On ne l’acquiert pas par ancienneté et elle n’est pas non plus un sport où triomphent les plus forts et les plus grands. C’est souvent le contraire, même ! Elle révèle plutôt ce que nous sommes : des enfants bien-aimés du Père, sauvés dans le Fils et sanctifiés par l’Esprit.
Dans cet ouvrage, Jacques Gauthier rend accessible à tous l’invitation à devenir saint, c’est-à-dire à participer à la sainteté même de Dieu, déployée en nous depuis le jour de notre baptême. En nous faisant découvrir les saints qu’il aime et prie, il nous apprend avec poésie et simplicité à désirer la sainteté, c'est à dire à garder vivant en nous le feu que Jésus a jeté sur la terre pour que le monde soit plus humain, donc plus divin.
Père de famille, Jacques Gauthier a publié de nombreux ouvrages de spiritualité chrétienne et de poésie dont J’ai soif. De la petite Thérèse à Mère Teresa, un succès traduit à travers le monde, Thérèse au milieu des hommes et tout récemment Notre cœur n’était-il pas brûlant ?, un cheminement appuyé sur la Parole de Dieu.
Fraternellement,

Tous appelés à la sainteté, de Jacques Gauthier, Parole et Silence, 2008, 11 €.
02 février 2008
« Sa » vie
A 80 printemps, Madame Veil se raconte, se livre un peu, se délivre peut-être, une fois de plus. Sa vie, ses combats, ses rêves encore.
« Une vie ». Le titre que Simone Veil a emprunté à Guy de Maupassant ne sonne pas parfaitement : « sa » vie n'en est pas simplement « une », tant elle est exceptionnelle.
Par son expérience du tragique, d'abord, avec la déportation qui anéantit sa famille et qui a fait que c'est en rescapée que Simone Veil a traversé le reste de son existence.
Dans le domaine public, ensuite, qui la voit occuper en France et en Europe des fonctions éminentes, toujours liées à ses engagements les plus profonds.
Enfin, son parcours est rare par sa grande valeur éthique et philosophique : presque jamais Simone Veil n'a transigé, pour des raisons électorales ou partisanes, avec ses convictions. Elle confie, dans « Une vie », quelques regrets. Plus que d'autres, elle est donc fondée à juger sévèrement certains acteurs politiques, et ne s'en prive pas.
Alors qu'elle vient de franchir le cap des 80 printemps, Simone Veil a encore voulu témoigner des épreuves surmontées et des victoires remportées, inlassablement, avec la retenue tout de même qui est la sienne. Au nom de ceux qui ont disparu : « A nos côtés, tous ces morts qui nous furent si chers, connus ou inconnus, se tiennent en silence. Je sais que nous n'en aurons jamais fini avec eux ». Mais, surtout, pour les vivants, parce que l'oubli serait une indécence à l'égard des principes et un affaiblissement face aux défis de l'avenir.
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Simone Veil, « Une vie », Stock, 2007, 400 pages, 22,50 €.

08 janvier 2008
Spe salvi - Sauvés dans l'espérance
Chers amis,
C’est le 30 novembre dernier qu’a paru la deuxième encyclique du pontificat de Benoît XVI, intitulée « Spe salvi - Sauvés dans l’espérance ». Ce texte, qui s’inscrit dans le prolongement de « Deus Caritas est - Dieu est Amour », se propose d’approfondir l’intelligence de l’une des trois vertus théologales qu’est l’espérance, avec la charité et la foi. Je viens de consacrer mon premier week-end de l’année à une récollection sur le thème de ce texte, avec une dizaine de jeunes professionnels de ma paroisse parisienne d’insertion. L’occasion, ainsi, de lire, relire, méditer et partager le fruit de nos réflexions sur ces lignes qui, reconnaissons-le, peuvent, à première vue - mais seulement à première vue -, paraître un peu arides.
Benoît XVI a d’abord souhaité rappelé la signification profonde de l'espérance chrétienne qui n’est pas d’abord un enthousiasme béat, une joie superficielle, encore moins une « positive attitude » pour reprendre le bon mot du Cardinal Vingt-Trois, commentant l’encyclique. Le Pape l’expose comme la certitude anticipée de ce que Dieu veut nous donner et qui doit s'éprouver dans la confrontation aux grandes épreuves de l'existence humaine.
Le Pape développe ensuite sa réflexion en intégrant diverses approches : philosophique, politique, historique…, en s’intéressant aux différentes idéologies qui, à travers les âges, ont cherché avec plus ou moins de bonheur, à répondre à la quête incessante de l’homme (positivisme, marxisme, etc.).
Il parachève enfin son encyclique par l’énumération de « lieux » d’apprentissage et d’exercice de l’espérance, telle la prière, espace privilégié du dialogue avec le Dieu vivant.
Et si vous vous laissiez tenter, vous aussi, par l’expérience d’une lecture communautaire de cette encyclique ?
Benoît XVI, Sauvés dans l'espérance, Cerf, 84 p., 4 €.
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Fraternellement,

16 décembre 2007
La corruption de l’amour vole l’espérance aux jeunes
Profitant de la prière de l’Angélus, en la fête de l’Immaculée Conception - samedi 8 décembre - Benoît XVI a mis en garde contre les effets de la « corruption de l'amour » sur les jeunes.
Je vous livre rarement sur ce blog des textes du Pape - peut-être est-ce une grave lacune – et celui-ci inaugure sans doute une nouvelle série, tant il est vrai que le successeur de Pierre nous offre régulièrement de précieux enseignements, audibles par tous.
Parlant donc des jeunes qui risquent de perdre l'espérance car ils ne connaissent pas le vrai amour « qui remplit la vie de sens et de joie », Benoît XVI a dit penser « aux jeunes d'aujourd'hui, qui grandissent dans un milieu saturé de messages proposant de faux modèles de bonheur. Ces jeunes, garçons et filles, risquent de perdre l'espérance car ils semblent souvent orphelins du véritable amour qui remplit la vie de sens et de joie ».
« Les adolescents, les jeunes et même les enfants, sont des victimes faciles de la corruption de l'amour, trompés par des adultes sans scrupule qui, se mentant à eux-mêmes et leur mentant à eux, les attirent dans les ruelles sans issue de la société de consommation », a souligné le pape.
« Même les réalités les plus sacrées telles que le corps humain, temple du Dieu de l'amour et de la vie, deviennent ainsi des objets de consommation ; et cela de plus en plus tôt, déjà lors de la pré-adolescence », a-t-il ajouté.
« Quelle tristesse - a déploré Benoît XVI - lorsque les jeunes perdent l'émerveillement, l'enchantement des sentiments les plus beaux, la valeur du respect du corps, manifestation de la personne et de son mystère insondable ! ».
Mais Marie est la « Mère de l'espérance », a rappelé le pape, une « mère resplendissante de beauté, transparente à l'amour de Dieu », la « Mère du ‘bel amour' », selon l'expression de Jean-Paul II qui aimait donné Marie comme modèle aux jeunes.
Se tournant vers elle, il a conclu : « Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route ! ».
Fraternellement,

15 novembre 2007
"Par des sentiers resserés"
Chers amis,
Paraît aujourd’hui - 15 novembre - le dernier livre du P. Jean-Miguel Garrigues, dominicain. Dans ce récit autobiographique construit sous la forme d’un entretien avec deux amis de 30 et 50 ans, il nous fait part de ses divers engagements au sein d'une Église en crise, dans un monde où s'opèrent des bouleversements moraux, culturels et religieux.
Né dans une famille de diplomates, il passe son enfance entre Paris, Rome, Madrid et Washington. Alors que se déroule le concile Vatican II, il étudie la théologie auprès de grands maîtres comme Congar, Lubac, Ratzinger ou Le Guillou, et fait profession chez les Frères prêcheurs de la Province de France. Il met à profit cette formation poussée dans de grands projets extrêmement variés : il participe à la fondation de fraternités monastiques et s'engage dans le Renouveau charismatique au cours des années 1970. Sa vie est largement consacrée à la clarification et la diffusion des dogmes théologiques : il collabore à la rédaction du Catéchisme de l'Église catholique, à celle des actes de repentance de Jean-Paul II, et est nommé 3 années de suite prédicateur de Carême à Notre-Dame de Paris. Il s'engage aussi dans un travail de réévaluation de la vocation du peuple juif et publie de nombreux ouvrages, notamment « Dieu sans idée du mal » (Desclée de Brouwer, 1990) et « À l'heure de notre mort » (Éditions de l'Emmanuel, 2001).
La relecture de cette vie vouée à Dieu permet de faire le point sur la situation de l'Église aujourd'hui dans le monde et sur les défis qu'il lui reste à relever. Les mémoires de Jean-Miguel Garrigues touchent à la fois l'intelligence et le cœur et témoignent d'un homme qui a su comprendre l'Église dans toute sa richesse et dans toute sa diversité qui fait sa grandeur.
Je vous recommande vivement la lecture de ces Mémoires.
Fraternellement,

Jean-Miguel GARRIGUES, Par des sentiers resserrés. Itinéraire d’un religieux en des temps incertains, Presses de la Renaissance, Paris, 320 pages, 22 €.
29 juillet 2007
« Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. »
Souvent les enfants
s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de
ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort,
qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne
vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante,
terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde,
complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le
ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est
abattue une chape de silence. Une belle découverte littéraire de l’été…
Psychanalyste, Philippe
Grimbert est venu au roman avec "La Petite Robe de Paul". Avec ce
nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par
le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant
de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin
dans l'exploration des secrets à l'oeuvre dans nos vies.
Fraternellement,

14 juin 2007
Lectures pour l'été...
Chers amis,
Au terme de cette première année au Séminaire des Carmes, et alors que je pensais désormais tout connaître des usages de cette noble maison, je viens de me laisser ravir, une nouvelle fois…
Tradition visiblement bien établie du mois de juin, et plus précisément de la dernière assemblée communautaire de l'année, le Supérieur - le P. Robert SCHOLTUS - s'est livré au merveilleux exercice du commentaire des différents livres qu’il a lus au cours des douze derniers mois, nous les conseillant, au passage, comme lectures de l’été.
J’y ai opéré mon tri et ne résiste pas au plaisir de vous les partager.
Bien fraternellement et bonnes lectures.

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Itinéraires spirituels
René-Claude Baud, Ce qui remonte de l'ombre : Itinéraire d'un soignant, Bayard, coll. Christus, 172 pages, 19,80 euros.
Jésuite, René-Claude Baud fut pendant près de vingt ans aide-soignant de nuit dans un hôpital, au contact notamment de malades atteints du SIDA, après avoir assuré la direction d’établissements d’enseignement. Il est le fondateur de l'association Albatros à Lyon, pionnière dans la formation des accompagnateurs en soins palliatifs.
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Patrick Gormally, Jean Sulivan, libre sous le regard de Dieu. Anthologie, éditions Fidès, 17 euros.
Prêtre du diocèse de Rennes, Jean Sulivan devient à son ordination en 1938 professeur au Collège S. Vincent de la cité bretonne. Au sortir de la guerre, il inaugure une « pastorale de la culture » avec un centre de conférences (Renaissance spirituelle) et un cinéma d’art et essai (La chambre noire), avant d’être, selon son expression, « détaché en écritures » par son évêque. Il fonde alors chez Gallimard la fameuse collection Voies ouvertes. Il meurt en 1980.
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Romans et essais
Jean Rolin, L’explosion de la durite, POL, 220 pages, 17 euros.
L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi. Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autre fantôme moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même. Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.
Laurent Mauvignier, Dans la foule, Editions de Minuit, 376 pages, 19, 50 euros.
Jeff et Tonino venus de France, Geoff et ses frères de Grande-Bretagne, Tana et Francesco qui viennent de se marier en Italie, mais aussi Gabriel et Virginie à Bruxelles, tous seront au rendez-vous du « match du siècle » : la finale de la coupe d'Europe des champions qui va se jouer au stade du Heysel, ce 29 mai 1985. La jalousie, le vol des billets, l'insouciance d'une lune de miel : plus rien n'aura d'importance après le désastre. Excepté de retrouver Tana.
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Philippe Forest, Tous les enfants sauf un, Gallimard, 174 pages, 11, 90 euros.
Dix ans après, Philippe Forest revient sur l'événement qui fut à l'origine de son premier roman, L'enfant éternel. Le récit d'hier est devenu un essai. Que peuvent signifier dans notre monde aujourd'hui la maladie et la mort d'un enfant ? Le chagrin provoqué par la perte, l'effarement devant la vérité crue et la révolte exigent d'être pensés sans répit. Les mythologies mensongères, le prétendu " travail de deuil ", le recours à la religion et à tous ses substituts, la sentimentalité carnassière avec laquelle la société considère la souffrance des enfants forment les questions de fond soulevées dans ce livre. " Tous les enfants, sauf un, grandissent ", écrivait James Barrie au début de son Peter Pan. Le premier roman de Philippe Forest citait cette phrase qui donne son titre à l'essai qu'on va lire, car la mort d'une enfant constitue en soi une exception à la règle de la vie.
Né en 1962, Philippe Forest est essayiste et romancier. Il est notamment l'auteur de L'enfant éternel (prix Femina du premier roman 1997), Toute la nuit (1999) et Sarinagara (prix Décembre 2004).
Michael COLLINS, La vie secrète de Robert E. Pendleton, Christian Bourgeois éditeur, 528 pages, 26 euros.
Cette enquête s’ouvre sur le suicide bâclé de Pendleton, écrivain raté et professeur sur le point de perdre sa chaire de Creative Writing. Des années plus tôt, il a publié à compte d’auteur un roman sur un psychopathe meurtrier d’une adolescente. Adi, une de ses étudiantes énamourée retrouve le manuscrit en fouillant chez Pendleton et reconnaît en lui un chef-d’œuvre. C’est la confession d’un tueur d’enfant où « Nietzsche rencontre Charles Manson ». Alors que Pendleton est toujours plongé dans le coma, la réimpression du roman rencontre un énorme succès et Adi s’immisce toujours plus dans la vie de Pendleton. Il n’y a qu’un problème : l’intrigue centrale du roman ressemble furieusement à l’effroyable meurtre non élucidé d’une jeune fille des alentours.
02 juin 2007
« À l'heure de notre mort : accueillir la vie éternelle »
Avec les sept chapitres de « À l'heure de notre mort : accueillir la vie éternelle », le P. Jean-Miguel Garrigues veut nous aider à approcher le mystère de la mort dans la confiance en Dieu qui nous sauve et dans la réalité de la communion des saints. Si ce livre s'adresse d'abord aux pasteurs et à tous ceux qui accompagnent de grands malades, il pourra aussi aider la réflexion de chacun de nous quand il pense au sens ultime de sa vie. Son style le rend réellement accessible.
Le théologien « voudrait essayer de poser un regard croyant sur le mystère de la mort » (p. 13), moment où se rencontrent la libre décision divine et la libre réponse humaine, rendez-vous d'amour entre deux libertés. Bref, c'est pour lui l'apprentissage de la liberté qui permet d'approcher sans crainte le mystère de la mort.
Au moment de l'agonie, il souligne que c'est, en somme, la vie éternelle qui vient au-devant de celui qui va quitter la vie terrestre. Dans l'extrême angoisse du mourant, le P. Garrigues invite à l’accompagnement, cet accompagnement qui peut être une aide à remettre son esprit entre les mains du Père.
L'auteur livre ensuite une réflexion personnelle sur ce qui se passe entre ces deux moments : mort clinique et mort réelle, celle de l'ultime évangélisation par le Rédempteur lui-même qui a donné sa vie pour tous.

Le P. Jean-Miguel Garrigues est religieux de la province dominicaine de Toulouse. Théologien, il a prêché le carême à Notre-Dame de Paris trois années de suite et est l’auteur de nombreux ouvrages.
Jean-Miguel Garrigues, « À l'heure de notre mort : accueillir la vie éternelle », Éd. de l'Emmanuel, coll. « Vie spirituelle », 2002, 176 p., 9,90 €.











