Le blog' de Gautier

Soyez les bienvenus sur le blog de Gautier Mornas, "le journal d'une âme" d'un jeune prêtre catholique presque comme les autres !

20 septembre 2009

C'est la rentrée sur Internet aussi...

Chers amis,

Cette rentrée du web nous offre 3 petites perles, chacune dans un genre bien différent :

- la première, c’est la naissance de Sacristains.fr, "le site qui sonne les cloches", un blog initié au printemps d’une année peu ordinaire. Le Vatican et certains membres de l’Église ont en effet, au début de l’année 2009, eu la grande sollicitude et la parfaite humilité de montrer aux fidèles, notamment laïcs, que leur assistance pouvait s’avérer utile dans la juste diffusion du message évangélique. Cette année 2009 aura encore été marquée par le développement d’une crise économique qui a souligné la pertinence du message de l’Église. Les contributeurs de Sacristains.fr souhaitent ainsi apporter leur concours à la présence catholique sur le Net, dans le cadre d’une certaine diversité. En son sein même, ce site a d’ailleurs vocation à illustrer une certaine diversité des visages de l’Église du temps présent. Recherchant cette variété, Sacristains.fr n’a toutefois aucune vocation à constituer une recension exhaustive de la présence catholique sur Internet. Ses fondateurs et contributeurs n’ont pas davantage le mauvais goût de vouloir délivrer un quelconque label de catholicité. Un site à suivre…

- la seconde, c'est le relooking du site de l'abbaye d'Echourgnac, en Dordogne, cette abbaye que j'aime beaucoup et où j'ai présidé ma première Eucharistie. N'hésitez pas à aller y faire un tour, les vidéos notamment valent le coup.

- enfin, la Conférence des Evêques de France a initié un nouveau site consacré à l'art sacré, au patrimoine et à la création. Judicieusement dénommé Narthex, il ouvre sur une belle mise en page qui donne envie de découvrir le contenu.

Bon surf !

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Visite virtuelle des grottes de Lascaux

Chers amis,

Nul besoin désormais de se déplacer en Dordogne pour visiter la grotte de Lascaux ! Je plaisante : bien sûr que si, il faut toujours venir en Périgord pour y découvrir ses multiples autres richesses ! Mais grâce à Internet, une visite virtuelle est proposée depuis juillet par le ministère de la Culture. Le réalisme est au rendez-vous !

Fraternellement,

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cliquez ICI      Lascaux

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03 septembre 2009

Sao Paulo, mon amour

Quelle part d’intimité peut-on sauvegarder au sein d’une mégapole frénétique ? Existe- t-il encore une séparation entre la surface et l’underground ? Ne doit-on pas repenser la circulation de l’art entre la rue, les clubs, les galeries... ?

A travers leurs photographies, vidéos, installations..., 9 artistes nous invitent à plonger dans l’effervescence de la folle ville de São Paulo, que j'ai aperçue en janvier dernier, et à nous interroger sur notre modernité.

Avec Alessandra Cestac, Alexandre Orion, Zezão, Gal Oppido, Rogério Canella, Ludovic Carème, Xavier Faltot, Caecília Tripp, Wagner/Ricardinho.

A la Maison des Métallos - 94, rue Jean-Pierre Timbaud - XIe

du 11 au 26 septembre
du mardi au dimanche de 14h à 19h
nocturne le jeudi jusqu'à 22h


Entrée libre - Plus d'infos en cliquant ICI

Sao_Paulo

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18 août 2009

Messe radiodiffusée sur France Culture

Chers amis,

Pour répondre à la demande de quelques-uns, vous trouverez ci-après le texte de l'homélie que j'ai prononcée à l'occasion de la Messe de l'Assomption, le 15 août, messe radiodiffusée sur France Culture.

Très fraternellement,

Signature

logo_france_culture Sud_Ouest article de Sud Ouest ICI

Dans un genre littéraire que notre culture ne goûte plus guère, à travers un langage peut-être un peu obscur, de prime abord, pour des hommes et des femmes de notre temps, le livre de l’Apocalypse d’où nous avons tiré notre première lecture nous délivre un message d’espérance qui lui, en revanche, se moque des tendances et des modes : Dieu est plus fort que les forces du mal.

Ce « grand signe apparu dans le ciel » de la femme luttant avec l’énorme dragon qui compte sept têtes et dix cornes, symboles de ruse et de force, résonne tout d’abord en nous comme l’écho du début du livre de la Genèse, où le Dieu Créateur s’adresse au serpent en ces termes : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon » (Gn 3, 15). Ce récit est pour nous porteur d’une espérance : viendra un jour où la descendance de la femme écrasera le serpent à la tête et, se faisant, lui portera un coup fatal et définitif.

Assomption_de_la_Vierge_Marie_par_MurilloPoint au jour, ensuite, un deuxième thème : celui de l’enfantement dans les douleurs. Thématique récurrente chez les prophètes, il désigne le peuple d’Israël, ce peuple juif qui, au milieu des douleurs de sa pérégrination, attend son Messie. Saint-Jean, dans son Evangile, reprendra cette image : « La femme, sur le point d’accoucher, s’attriste parce que son heure est venue ; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus des douleurs, dans la joie qu’un homme soit venu au monde. Vous aussi, maintenant vous voilà tristes ; mais je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 21-22). La figure féminine désigne donc d’abord Israël, le Peuple de Dieu, le Peuple élu, le Peuple choisi entre tous, qui sera établi victorieux des puissances de mort, par son Messie.

Et c’est justement parce que Dieu lui promet la victoire finale que la femme de la vision est parée de lumière. Un élément nous permet avec un peu plus de précision encore de dessiner le portrait de cette femme apportant la victoire : cette femme enfante un fils, le Messie attendu. Et pour nous, alors, naturellement, cette femme devient Marie, la mère de Jésus, la mère du Sauveur. « Douze étoiles » couronnent sa tête, nous précise le texte. Ces étoiles renvoient à la fois aux douze tribus d’Israël, dont Marie est l’accomplissement, et aux douze apôtres, fondations de l’Eglise dont la Vierge est la figure.

Dans la deuxième lecture, Paul nous explique que la Résurrection suit un certain ordre : comme le péché est entré dans le monde par la faute d’un homme, la vie véritable doit elle aussi débuter par un premier homme, un homme premier-né qui annonce, qui réalise et qui accomplit toute la suite.

Et Paul, l’apôtre infatigable, le disciple zélé, nous dit toute la part qui nous revient dans l’accomplissement de l’œuvre du salut, combien notre coopération est indispensable, même si Christ a déjà gagné contre les forces du mal. Marie nous est alors offerte comme modèle de collaboration, par sa coopération à la volonté du Père, par sa confiance dans le Fils, par sa docilité à l’action de l’Esprit en elle.

L’Evangile, enfin, qui nous est proposé pour célébrer ensemble l’Assomption de la Vierge Marie est celui de la Visitation. Ce texte que nous connaissons bien est celui sans doute qui nous dit le mieux le lien unique entre l’humilité de la Vierge et sa glorification. Le Magnificat lui-même en fait la théorie lorsqu’il nous dit : « il élève les humbles ».

Et les deux règnes dont parle l'Apocalypse continuent ici à s’affronter dans ce poème véritablement déconcertant : d'une part se tiennent les humbles, les affamés, tous ceux qui, spirituellement sont de la race d'Abraham ; et de l’autre ce sont rassemblés les superbes, les puissants, les riches, les oppresseurs. De ce combat sans merci, l'humble Vierge de Nazareth proclame prophétiquement l’issue : « Déployant la force de son bras, le Très-Haut disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides ». Cette victoire définitive de la Lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, de la vie sur la mort, est anticipée au cœur de l’été par cette solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Oui nous le croyons : bientôt, très bientôt, « tout sera achevé ; le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C’est lui en effet qui doit régner jusqu’au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu’il détruira, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds » (1 Cor).

L’Assomption de la Vierge Marie est véritablement pour nous une fête lorsque nous saisissons qu’elle nous concerne, nous, directement. En effet si Marie, qui est l’une de nous, créature d’entre les créatures, se voit ainsi introduite, corps et âme, dans la gloire même de Dieu, comment ne serions-nous pas appelés, à notre tour, à entrer dans cette gloire ? Ainsi donc, au moment même où nous fêtons Marie, nous célébrons aussi ce salut dont Dieu couronnera nos existences, nos vies, nos propres vies, avec tout ce qui les constitue. Au moment même où nous fêtons Marie, nous fêtons notre propre salut. Marie, en entrant dans la gloire tout comme son Fils, voit se réaliser en elle ce qui est notre avenir.

Allons plus loin : ce départ de Marie, cette Assomption, revêt également une autre signification, pour notre vie spirituelle immédiate : son Assomption est véritablement une Visitation. Quand Marie était visible, femme de notre terre, embauchée aux mille et uns travaux d’une paysanne galiléenne ordinaire, elle ne pouvait nous rencontrer que dans les rues de son village, en se déplaçant à pied, ou sur le dos d’un petit âne. Maintenant qu’elle « a été prise dans la gloire », elle nous visite de l’intérieur, sur place. L’Assomption, c’est une visite de Marie au-dedans de nous, dans nos maisons, dans nos paroisses, dans nos chambres d’hôpital, dans nos cellules de prison, où que nous soyons, partout où Dieu demeure, partout où nous établissons un autre tabernacle vivant pour notre Dieu. Elle a quitté le visible superficiel pour rentrer dans la profondeur, en Dieu !

Aujourd’hui, frères et sœurs, osons demander à Marie de nous aider à être - selon la belle expression de Jean-Paul II - « les sentinelles de l'espérance qui ne déçoit pas », et à proclamer sans cesse que le Christ est vainqueur du mal et de la mort.

Demandons au Seigneur d’illuminer lui-même notre humanité afin qu'elle comprenne que la vie ne finit pas dans une poignée de poussière, mais que cette vie, que notre vie est appelée à un destin d'éternel bonheur.

Supplions enfin pour que chaque jour, dans la foi et dans la joie, nous puissions redire pour nous le mot d’Elisabeth : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ! »

Pour écouter la Messe, cliquez ICI

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05 août 2009

Caritas in veritate

Chers amis,

Pape_pour_blogJe suis heureux de vous informer, si vous ne l’avez pas d’ores et déjà appris, de la parution de l’encyclique sociale Caritas in veritate (L’amour dans la vérité) du Pape Benoît XVI. Dédiée aux thèmes de l’économie et du travail, au cœur de la crise mondiale, cette encyclique se découvre à la lumière du rapport dynamique entre le cœur et la raison, et propose des ponts entre éthique et capitalisme.

N’hésitez pas à consulter le texte intégral sur le lien suivant : ICI.

Fraternellement,

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06 juillet 2009

Echo dans "Sud Ouest"

Article_Sud_Ouest

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L'ordination sacerdotale en images...

Chers amis,

Grâce aux talents conjugués de mes amis Suzanne et Christian, voici de très belles photos de la célébration des ordinations sacerdotales du 28 juin dernier à Périgueux... Comme si on y était...

1. 1 2. 2 3. 3

1. Procession d'entrée – détail - 2. Procession d'entrée - 3. Présentations

4. 4 5. 5 6. 6

4. et 5. Vues d'ensemble - 6. Promesse de communion

7. 7 8. 8 9. 9

7. et 8. Litanie des saints – 9. Prière d'ordination

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10. Imposition des mains par l'évêque - 11. et 12. puis par tous les prêtres

13. 13 14. 14 15. 15

13. Les prêtres ayant imposé les mains - 14. Remise des vêtements sacerdotaux - 15. Remise du calice

16. 16 17. 18 18. 19

16. Baiser de Paix de l'évêque - 17. - 18. et 19. Première Eucharistie

19. 19 20. 20 21. 21

20. et 21. Distribution de l'Eucharistie

22. 22 23. 23 24. 25

22. Bénédiction - 23. Procession de sortie - 24. Retrouvailles

Merci à Suzanne BOIREAU-TARTARAT et Christian FOUCHER.

Encore plus de photos en cliquant ICI !

*****

Homélie de Mgr Michel MOUÏSSE,

évêque de Périgueux et Sarlat,

pour la Messe des ordinations sacerdotales

de Gautier MORNAS et Christian DELJARRIT.

« Et vous que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? »

Plus de deux mille ans après, ces mêmes questions résonnent aujourd’hui, même si c’est dans un contexte bien différent : « Que dit-on du Christ ? », « Et vous que dites-vous ? », « Pour vous qui est-Il ? »

Il y a ce qui se dit du Christ, de Dieu, de la foi et de l’Eglise dans la société contemporaine… Ce n’est pas toujours enthousiasmant et beaucoup de jeunes m’en parlent lors des dialogues préparatoires à la Confirmation me disant que c’est parfois une épreuve pour eux de se dire croyants et membres de l’Eglise, comme me l’ont dit aussi, d’ailleurs, plusieurs adultes au cours de la belle visite pastorale que je viens de vivre dans le Ribéracois.

Et puis il y a la réponse personnelle que chacun fait dans son propre cœur ; elle est le point de rencontre de l’amitié avec le Christ, vécue grâce à l’Eglise et en Eglise.

Et alors chacun et chaque Communauté ecclésiale peuvent redire à la suite de Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ».

Pierre et Paul que nous célébrons en cette vigile de leur fête, véritables colonnes de l’Eglise, sont les premiers à assurer le Seigneur de leur amour et à vivre de Sa Présence au cœur du monde de leur temps. Avec amour et passion dans les difficultés, les épreuves et les moments de bonheur marqués par leurs faiblesses et leurs richesses humaines et spirituelles, ils n’ont cessé d’être les pasteurs de leur peuple bénissant et louant le Seigneur comme nous le chantions dans le psaume 33 : « Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ».

Cher Christian et Gautier, à votre tour vous avez répondu aux questions du Christ en lui donnant toute votre vie et dans quelques instants vous allez devenir prêtres, par l’invocation de l’Esprit et l’imposition des mains, geste sacramentel qui atteste la continuité historique du ministère qui vous est remis.

Ce geste je ne le  ferai pas seul.

Je le ferai avec tous les prêtres ici présents, mes frères et mes amis qui, avant vous, ont travaillé et travaillent pour Jésus et pour l’Evangile et dont vous devenez les frères dans une même communion à l’œuvre du Christ Le seul et vrai pasteur. Avec eux, vous formerez un corps presbytéral au service du Corps du Christ qui est l’Eglise, afin qu’elle montre à notre humanité « Jésus le Messie, le Fils du Dieu vivant ».

Ainsi, Dieu notre Père donne à notre Eglise les pasteurs dont elle a besoin pour que se continue, soit annoncée et célébrée la présence de Son Fils, le Seul Pasteur.

Et c’est un grand bonheur de savoir que des hommes nous sont donnés par Dieu comme des amis proches pour vivre au milieu de nous les attitudes du Christ de l’Evangile : Son accueil, Son attention, Sa miséricorde, Son pardon. Le prêtre diocésain se sent appelé à ce partage de vie et nous avons besoin de cette proximité.

Ainsi, le pasteur participe au ministère du Christ qui, de jour en jour, construit Son Eglise. Il est éveilleur de services pour tous les besoins de la communauté qui lui est confiée. Il veille à la communion afin que l’amour fraternel fasse signe et que le monde croit. Sa responsabilité est grande pour que nos communautés soient vraiment fraternelles et donnent goût à ceux qui cherchent.

Le prêtre est bien au cœur du monde et de l’Eglise présence du Christ-Pasteur qui donne Sa vie à Son peuple, le rassemble, le nourrit. Il est au service des dons de la Parole et des Sacrements.

Sa première fonction comme le dit le concile Vatican II c’est « d’annoncer l’Evangile de Dieu à tous les hommes. » pour que cet Evangile soit une Bonne Nouvelle, une nouvelle qui rend heureux.

Cher Christian et Gautier, soyez d’abord heureux vous-mêmes de croire à l’Evangile et faites-vous proches de vos frères pour deviner dans leurs cœurs les chemins du bonheur auxquels ils aspirent. Suscitez, encouragez les témoins de l’Evangile partout où vivent les hommes et les femmes de ce temps.

Et là où vous serez, travaillez pour que nos communautés d’aujourd’hui soient bien le signe de ce que Dieu veut faire : une alliance dans l’Amour.

Vous verrez aussi mes chers amis que le ministère des sacrements qui vous est confié s’il n’est jamais facile, est un sommet et une source. Ils sont actes du Christ.

C’est Lui qui pardonne, Lui qui continue Son offrande, donne Son corps, Son sang, Sa vie, Lui qui s’approche des malades par notre ministère.

Avec toutes les communautés chrétiennes, je vous en supplie, portez aussi en vous le souci des vocations de prêtres. Que continuent à se lever parmi nous des jeunes qui entendront l’appel du Seigneur, découvriront le bonheur en répondant  « oui » pour marcher à Sa suite comme vous le faites aujourd’hui. En cette année sacerdotale voulue par le Pape Benoît XVI, que nos communautés chrétiennes et nous-mêmes personnellement nous sachions prier pour demander des vocations nouvelles… mais aussi que nous sachions redécouvrir le prêtre et son ministère.

Car, frères et sœurs, si les pasteurs nous sont donnés ils nous sont aussi confiés.

Plutôt que de les critiquer, comme cela est fait trop souvent, offrons leur notre amitié et demandons leur ce pourquoi ils nous sont donnés : le plus profond d’eux-mêmes, ce lien secret de leur vie avec le Christ. Ils ne sont pas les hommes à tout faire dans leur paroisse. Ils travaillent de plus en plus en lien étroit avec tous les laïcs qui sont appelés à devenir acteurs dans la vie de l’Eglise et porteurs de la Parole dans la vie sociale.

Le ministère du prêtre fait l’unité de sa vie. C’est son chemin de sainteté. Celui qui est au service de tant de dons risque de s’appauvrir s’il n’est pas appelé à donner. A donner en vérité. Frères et soeurs, demandez vraiment au prêtre ce pourquoi il est fait ; et, si ce n’est déjà fait, réveillez en vous votre baptême pour devenir de vrais acteurs dans nos communautés en lien étroit avec les prêtres, les diacres, les religieux, religieuses, les consacrés et tous les autres laïcs déjà engagés en laissant se creuser en nous le désir de ce don de Dieu qu’est un prêtre et soyons contagieux dans ce désir.

Chers Christian et Gautier,

Ce jour est grand pour vous, pour notre Eglise diocésaine, vos familles, vos éducateurs, vos amis, nous tous finalement qui sommes là.

Vous devenez prêtres de Jésus-Christ.

Il vous a appelés…vous avez répondu oui… Suivez-le chaque jour…

Aussi avec Pierre vous direz tous les jours : « Tu es le messie, le Fils du Dieu vivant. »

Et avec Paul : « Pour moi vivre, c’est le Christ

+ Michel MOUÏSSE

Evêque de Périgueux et Sarlat

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Ca fait quoi ?

Chers amis,

Le journal La Croix m’a demandé un article pour son édition du 26 juin, à l’occasion du dimanche des ordinations sacerdotales. Voici ces quelques lignes, censées relater les sentiments qui traversent un séminariste à la veille de son ordination…

Priest" Prêtre ! Dans quelques jours, dans quelques heures. Pour toujours, pour l’éternité ! Que dire devant un si grand mystère ? Que peut dire celui qui demain présidera l’Eucharistie, célébrera la réconciliation, imposera les mains aux malades ?

Assurément qu’il est dans la joie. La joie de celui qui est appelé à s’offrir et à se donner : à son Seigneur, à son Eglise, aux communautés qu’il connaît et à celles qu’il ne connaît pas encore, à ceux aussi qui ne sont pas de ces communautés. La joie de celui qui demain sera envoyé en mission, pas nécessairement au-delà des mers, vibrant de l’exotisme des contrées lointaines et vierges de l’annonce de la Bonne Nouvelle, mais envoyé en mission tout de même, dans l’ordinaire tout autant aventureux de la ville ou de la campagne, dans l’anonymat des immeubles et la détresse de l’hôpital, poussé par le seul et unique désir de dire à chaque homme ici-bas combien il est aimé, combien il est fils de Dieu, créé à son image, appelé à sa ressemblance. De toute éternité.

La joie certes, mais une joie teintée de gravité : mesurée, contenue, une joie qui ne verse pas dans l’exubérance ; plutôt une joie intérieure, empreinte d’une certaine solennité. Parce qu’il est seul celui qui, demain, dans la foi et dans la confiance qu’elle donne, engagera son existence. Pour autant soutenu qu’il soit, par sa famille, ses amis, sa paroisse, ses confrères de formation et le presbyterium qu’il rejoindra bientôt, il est seul à prononcer son « oui ». Un « oui » qui fera basculer une vie dans l’inédit. Car je crois profondément que la grâce fondamentale qu’offre notre époque est qu’il y a mille manières d’être prêtre, qu’il n’y a pas de recettes assurées, de chemins droits et balisés, de routes idéales à suivre : devenir prêtre, chaque jour un peu plus et chaque jour un peu mieux, c’est se condamner au discernement, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint et se laisser faire par les hommes. Avec l’assurance chevillée au cœur et au corps que le Seigneur nous précède toujours, que craindre ?

« Elle est vivante la parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu’aucun glaive à double tranchant » (He 4, 12). Annoncer la Parole qui donne vie : quelle tâche plus exaltante pour combler une vie ? Quelle tâche plus urgente aussi ? Mais cette tâche de l’annonce zélée, pour aussi motivée par la fougue évangélique qu’elle soit, n’en doit pas moins s’appuyer, toute la vie durant, sur la confiance et sur l’humilité : confiance en un Dieu fidèle qui ne manque jamais à ceux qui demeurent près de lui, et humilité quand nous ne sommes que des serviteurs inutiles d’une mission qui nous dépasse infiniment.

En ce sens, mes cinq années de formation au séminaire ne m’ont pas été de trop pour me familiariser avec l’Ecriture, pour m’en imprégner, pour en goûter l’épaisseur et la finesse, mais aussi pour affronter mes propres limites quand il s’est agi de transmettre cette Parole de Dieu auprès de ceux à qui j’étais envoyé. Mais c’est justement dans la Parole que sot offerts les moyens de dépasser ses légitimes appréhensions et ses inquiétudes sur ses capacités personnelles… « Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » nous assure le Seigneur (Mt 28, 20). "

Gautier MORNAS +

La_Croix

22 mai 2009

Et cette joie, je vous le dis...

Aimez-vous,

Aimez-moi.

Si vous m’aimez, laissez-moi m’échapper.

Si vous aimez vos proches, laissez-les s’écarter.

Si vous aimez vos petits, laissez-les s’envoler.

Si vous aimez vos défunts, laissez-les s’en aller.

Aimez-vous,

L’éloignement n’empêche pas la proximité,

L’absence ne supprime pas la présence,

L’écart n’interdit pas l’alliance,

La solitude ne rejette pas la solidarité.

Aimez-vous,

Le silence n’interrompt pas la parole,

L’ombre n’éteint pas la lumière,

Aimez-vous les uns les autres,

Allégez-vous les uns les autres,

Inventez-vous les uns les autres,

Elevez-vous, grandissez-vous.

.

Aimez-vous et vous donnerez du fruit,

Aimez-vous et vous goûterez la paix,

Aimez-vous et vous mourrez la mort,

Aimez-vous et vous vivrez la vie.

Aimez-vous et ma joie viendra vous caresser

Et cette joie, je vous le dis,

Personne ne pourra vous l’ôter.

.

.

Ringlet

Gabriel RINGLET.

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05 mai 2009

79e jour... et Dieu vit que cela était toujours bon...

Cigarette7 mai 2009 : 79e jour sans cigarette...

C'est très dûr mais cette fois-ci, je tiendrai :

"Yes, we can !"

Posté par gautiermornas à 08:00 - Actualité - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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