08 février 2008
La recherche du bonheur
"Quand je crie, réponds-moi,
Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !
Fils des hommes,
jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire,
l'amour du néant et la course au mensonge ?
Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,
le Seigneur entend quand je crie vers lui.
Mais vous, tremblez, ne péchez pas ;
réfléchissez dans le secret, faites silence.
Offrez les offrandes justes
et faites confiance au Seigneur.
Beaucoup demandent :
« Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage !
Tu mets dans mon cœur plus de joie
que toutes leurs vendanges et leurs moissons.
Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,
car tu me donnes d'habiter, Seigneur,
seul, dans la confiance."
Psaume 4
« Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps. 4.7). Cette question fut posée, il y a bien longtemps, par un roi célèbre, le roi David, dans une poésie du livre des Psaumes, Livre qui fait partie de la Bible. Nous le voyons, la recherche du bonheur n'est donc pas chose nouvelle. Préoccupation séculaire, cette grande interrogation du cœur humain n'a cessé de se renouveler de génération en génération, pour être, encore aujourd'hui, très actuelle.
Mais, dirons-nous, cette quête universelle du bonheur n'est-elle pas légitime ? N'est-il pas vrai qu'au fond de lui même, l'homme garde le sentiment qu'il n'est pas venu au monde pour être malheureux ? Il est certain que consciemment ou inconsciemment, la nostalgie du paradis perdu, ce lieu où tout devait être merveilleux et parfait, continue à hanter notre mémoire. A l'évidence, l'être humain a besoin de connaître le bonheur, au moins un certain bonheur, pour avoir le sentiment de vivre, de vivre vraiment.
Qui nous fera voir le bonheur ? N'y a-t-il pas, finalement, quelque chose de pathétique dans cette interrogation ? Elle rappelle l'universelle inquiétude des hommes, leur angoisse existentielle. N'y aurait-il personne qui puisse nous enseigner le chemin du bonheur, nous conduire à sa source ? Si David pose la question, c'est qu'il se fait l'interprète de sa génération atteinte, elle aussi, du mal de vivre ; comme toutes les générations l'ont été et le sont encore, à des degrés plus ou moins forts, suivant les temps et les circonstances.
David nous donne la réponse dans la suite de son poème, de ce Psaume 4 où nous lisons à partir du verset 7 : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Eternel ! Tu mets dans mon cœur plus de joie qu'ils n'en ont quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m'endors en paix, car Toi seul, ô Eternel, tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » Voilà qui est simple et clair : pour la Bible, le bonheur ne se trouve pas dans ce que l'on a, ou dans ce que l'ont fait, mais dans la relation que nous avons avec Dieu, le Dieu éternel et créateur ; celui qui nous a donné la vie et qui seul sait ce qui convient à notre vie pour que nous soyons heureux.
Dans la Bible le mot « heureux » est utilisé près d'une centaine de fois. Son message, loin d'être triste et ennuyeux, est porteur d'une espérance et d'une vie qui apportent à tout homme qui l'accepte, un bonheur serein et durable. Celui-ci ne dépend pas des circonstances, bonnes ou mauvaises, de la vie, mais d'un état intérieur. La source du bonheur se trouve en Dieu. Lui seul peut rendre l'homme heureux, au moyen de la paix et de la satisfaction qu'Il met dans son cœur lorsqu'il se confie en Lui.
C'est aussi ce qu'un autre roi, Salomon, le fils de David, a reconnu dans son livre, l'Ecclésiaste, qui fait aussi parti des écrits qui forment l'ensemble de la Bible. Après avoir recherché son bonheur au travers des plaisirs et des jouissances que la vie pouvait lui offrir - et, en tant que roi, il avoue ne s'être privé de rien sous le soleil - il en vint à connaître le désespoir, tant sa désillusion était grande. C'est alors qu'il fit la découverte qui changea son existence ; il l'a résumée en ces simples mots, en disant au chapitre 8 et au verset 12 : « le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu » ; c'est à dire pour ceux qui ont à son égard, respect et obéissance !
Il est vrai que ces deux mots, respect et obéissance, ne sont guère de mise aujourd'hui. Pourtant la Bible nous fait comprendre que nous ne pouvons pas vivre notre vie sans tenir compte des buts que Dieu lui a fixés. L'obéissance aux lois morales et spirituelles qu'Il nous a fait connaître, loin d'être un handicap au bonheur de l'homme est, au contraire, la condition pour le réaliser pleinement. Ne pas en tenir compte nous coupe de la source de la vraie vie et du bonheur.
Combien de personnes cherchent le bonheur et ne le trouvent jamais, parce qu'elles le cherchent dans les biens matériels, dans les choses éphémères de ce monde, au lieu de le chercher auprès de celui qui en est l'auteur et la source : Dieu lui-même ! Si les hommes connaissent tant de mal être sur terre, particulièrement dans les pays où il y a surabondance de biens, n'est-ce pas parce qu'ils ont oublié quelle heureuse satisfaction peut leur procurer une communion personnelle avec leur Créateur ? Notre civilisation moderne a cru pouvoir se passer de Dieu et de toutes les valeurs morales et spirituelles que sa Parole, la Bible, nous apporte. Cela l'a plongé dans une voie de misère et de mort.
Georges Steiner, dans son livre « La culture contre l'homme », montre comment l'homme moderne est devenu inconscient et aveugle. Orgueilleux de sa culture occidentale, il ne se rend pas compte de sa folie et de son caractère suicidaire. Pour cet auteur contemporain, le glas a sonné pour l'Occident. « Notre culture, écrit-il, est une culture morte. Poussée toujours plus vers l'érudition, rendue capable, grâce aux ordinateurs, de tout connaître et de tout emmagasiner, notre culture est devenue morte à la véritable vie des hommes ; elle est morte à leurs besoins les plus immédiats ; elle est morte, puisqu'elle est incapable de les aider à résoudre leurs problèmes. » Au milieu de ce pessimisme bien compréhensible, Steiner laisse toutefois échapper une lueur d'espoir : « Je m'attends, dit-il, que nous poussions la dernière porte du château, pour découvrir qu'elle s'ouvre sur des réalités hors de la compréhension et de l'autorité humaines... » !
Le journaliste Marc Paillet, faisant l'analyse du livre de Steiner pour l'hebdomadaire l'Express, écrivait ceci : « Pourquoi notre civilisation occidentale, qui a édicté son ordre avec orgueil à la planète, est-elle ainsi habitée par la mort, comme elle l'est par le mensonge, la désespérance, l'inhumain... ? Même contre toute raison, l'homme le moins mystique conserve cette idée têtue qu'un certain destin privilégié de l'humanité fera que la porte s'ouvrira, au bout du compte, sur un recommencement ».
« Réalités hors de la compréhension et de l'autorité humaines » dit Steiner ; « Destin privilégié de l'humanité pour un recommencement » écrit Paillet. Pourquoi ne pas dire plus ouvertement ce qu'au fond de son cœur, tout homme ayant encore un brin de bon sens s'avoue secrètement, même s'il en est inconscient ? Pourquoi ne pas nommer Dieu ? Car en tout état de cause, Dieu reste notre seule espérance ! Quel est l'homme qui, sentant sa fin prochaine, ne ressent pas cet ultime sursaut dans sa conscience, qui cherche encore à le ramener à la réalité, et même à la vérité ! A la vérité de ce Dieu créateur de toutes choses, sans lequel rien ne saurait subsister et qui nous dit dans l'Evangile selon Matthieu, au chapitre 11 et au verset 28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos pour vos âmes...Car mon joug est doux et mon fardeau léger ».
Georges Steiner et Marc Paillet, comme tant d'autres, ne semblent pas savoir que la porte a déjà été ouverte, il y a 2000 ans, et que ce recommencement qu'ils espèrent et qu'ils souhaitent est possible. Qu'il est même le seul recommencement qui puisse rendre les hommes vraiment heureux. Ces gens, dont la culture ne saurait être contestée, n'ont-ils jamais lu la Bible ? Ils semblent ignorer que le Christ, le fils de Dieu, est venu dans le monde pour opérer ce changement dans nos vies ? Jésus est lui-même la porte du salut; celle qui nous permet de revenir vers Dieu pour retrouver la vie, la vraie vie qui puisse nous apporter bonheur et satisfaction.
Jésus affirme être cette porte. La porte du salut, déjà ouverte pour tous ceux qui croient en Lui. C'est dans le 10ème chapitre de l'Evangile selon Jean, que nous lisons ses paroles : « Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. Je suis le bon berger... Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main ».
Ne voulons-nous pas, nous aussi, écouter la voix du bon berger, Jésus-Christ, et prendre la résolution de venir à lui pour être sauvé ? Cette abondance de vie qui nous est offerte par Dieu en Lui ne nous décevra jamais. Nous avions sans doute une certaine idée de ce qu'est le bonheur. Mais nous découvrons que, finalement, cette idée n'était pas conforme à celle que Dieu nous révèle dans sa Parole.
Notre vie, pour être heureuse, se doit d'être vécue différemment. Elle ne peut l'être que parce que nous recevons la vie du Christ lui-même, par son Esprit qu'il veut faire habiter dans notre cœur. Ne voulons-nous pas le recevoir ? Jésus-Christ nous invite à nous repentir de notre incrédulité et de nos péchés et à le recevoir comme le sauveur de notre vie. Allons-nous le repousser ?

06 février 2008
Mercredi des Cendres : qu'est-ce que le Carême ?
Aujourd’hui, avec le Mercredi des Cendres, débute le Carême. Mais au fait, qu’est-ce donc ?
Temps important dans la vie des chrétiens, le Carême s’intègre dans le long itinéraire qui nous conduit du Mercredi des Cendres (le 6 février cette année) en passant par Pâques (23 mars), à la Pentecôte (11 mai).
Carême : pour quoi faire ?
Carême vient d’un mot latin qui veut dire quarante.
Le Carême, ce sont donc 40 jours pour se préparer à la fête de Pâques. C’est évidemment un chiffre symbolique qui fait référence aux quarante semaines nécessaires pour donner la vie à un enfant et on retrouve souvent ce chiffre dans la Bible : les 40 jours du Déluge, les 40 jours que Jésus passe dans le désert pour affronter la tentation, etc.
Ces 40 jours nous sont donc offerts comme un temps de mûrissement, de gestation, un itinéraire, un chemin vers... En réalité, celui qui sait compter s’aperçoit bien vite que du Mercredi des Cendres à Pâques, on a 46 jours ! Et effet, quand on parle de 40 jours c’est en ne comptant pas les dimanches, car le dimanche, le Carême est levé : c’est un jour où on ne jeûne pas car c’est la fête du Seigneur. Ensuite, si on regarde le chemin dans son ensemble, on doit ajouter au Carême les 50 jours d’après Pâques qui nous conduisent à la Pentecôte.
Ainsi, le Carême n’est qu’un premier temps, qui est proposé aux chrétiens pour vivre une transformation, une conversion. On entend par là une mise en condition pour essayer d’être plus vrai, face à Dieu, face aux autres et face à soi-même.
Ce Mercredi des Cendres, en nous invitant au jeûne et à l’abstinence, l’Eglise nous permet de mettre au jour tout ce qui meuble inutilement notre vie. A chacun de trouver ce à quoi il renoncera, non par mortification desséchante, mais pour retrouver le désir de Dieu et, par la même, mieux l'entendre, et rencontrer notre prochain. Car il ne s'agit pas de se priver par dolorisme mais pour retrouver, enfoui sous trop de confort, le désir d'un ailleurs qui a pour les chrétiens le nom de Dieu.
Mais ce n'est pas tout ! Nous sommes également invités aujourd’hui à participer à une célébration. Au cours de la Messe du jour le prêtre impose les "cendres" sur le front des participants. Il prononce ces très belles paroles : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Ce rite signifie que, durant la période du Carême qui s'ouvre, nous avons à nous détourner de nos fautes, à renoncer à nos égoïsmes, à nos petitesses, à nos violences aussi, pour nous tourner vers celui qui nous en guérit. Et qui s'apprête, pour ce faire, à mourir sur la croix.
C'est pour cela que le Mercredi des Cendres est un jour important : c'est le premier pas qui accompagne ceux du Christ vers sa Passion, sa mort mais également sa résurrection.
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Bonne route à chacun !
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Fraternellement,
05 février 2008
La pensée ragaillardissante de la semaine (XVIII)
« La plus perdue de toutes les journées
est celle où l’on n’a pas ri. »
Chamfort (1741-1794)
L’humour est un exercice d’hygiène mentale que nous devrions pratiquer de manière aussi régulière que la prière ou que le soin de notre corps. Y compris sur des sujets graves, puisqu’il est dit qu’il représente “la politesse du désespoir”. C’est une manière de dédramatiser notre perception du monde et notre fâcheuse tendance à amplifier les problèmes. L’humour nous garde de l’orgueil et de la raideur de jugement, de l’obsession de soi, des sévérités excessives, des susceptibilités hâtives et des mouvements d’humeur intempestifs. C’est un incomparable “liant” social, et un salutaire incitateur à l’humilité et à la sagesse face aux tribulations de ce monde. C’est peut-être en ce sens qu’André Charlier, qui fut un pédagogue exigeant, ne manquait pas de souligner « Rien ne me paraît plus hautement éducatif que la farce pour un monde qui s’ennuie à mourir : c’est même un exercice de spiritualité presque aussi efficace que les Exercices de saint Ignace pour vous disposer à l’état de grâce. »
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Retrouvez les pensées ragaillardissantes
de François GARAGNON
sur le site des Editions Monte-Cristo
02 février 2008
« Sa » vie
A 80 printemps, Madame Veil se raconte, se livre un peu, se délivre peut-être, une fois de plus. Sa vie, ses combats, ses rêves encore.
« Une vie ». Le titre que Simone Veil a emprunté à Guy de Maupassant ne sonne pas parfaitement : « sa » vie n'en est pas simplement « une », tant elle est exceptionnelle.
Par son expérience du tragique, d'abord, avec la déportation qui anéantit sa famille et qui a fait que c'est en rescapée que Simone Veil a traversé le reste de son existence.
Dans le domaine public, ensuite, qui la voit occuper en France et en Europe des fonctions éminentes, toujours liées à ses engagements les plus profonds.
Enfin, son parcours est rare par sa grande valeur éthique et philosophique : presque jamais Simone Veil n'a transigé, pour des raisons électorales ou partisanes, avec ses convictions. Elle confie, dans « Une vie », quelques regrets. Plus que d'autres, elle est donc fondée à juger sévèrement certains acteurs politiques, et ne s'en prive pas.
Alors qu'elle vient de franchir le cap des 80 printemps, Simone Veil a encore voulu témoigner des épreuves surmontées et des victoires remportées, inlassablement, avec la retenue tout de même qui est la sienne. Au nom de ceux qui ont disparu : « A nos côtés, tous ces morts qui nous furent si chers, connus ou inconnus, se tiennent en silence. Je sais que nous n'en aurons jamais fini avec eux ». Mais, surtout, pour les vivants, parce que l'oubli serait une indécence à l'égard des principes et un affaiblissement face aux défis de l'avenir.
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Simone Veil, « Une vie », Stock, 2007, 400 pages, 22,50 €.

27 janvier 2008
Chut !
Que personne ne s'étonne du silence prolongé de ce blog. Je prends quelques jours de repos et de prière. Retour à Paris et sur le web le 2 février.
Fraternellement,

25 janvier 2008
La prière du jour : suivre le Christ, vivre sa communion
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En te suivant, toi le Christ,
nous choisissions d’aimer,
et non pas d’endurcir notre cœur.
Même quand survient l’incompréhensible.
Tu veux nous donner davantage encore : la paix des béatitudes.
Cette paix est là, non pas au loin mais toute proche,
tu nous l’offres à partir du regard de confiance
que tu as déposé en nous.
Par ton Esprit, tu souffles sur nous.
La passion d’une attente, l’attente d’une communion.
Sans elle, comment percevoir la vocation à être le levain dans la pâte de toute la communauté humaine ?
A l’image de la Vierge Marie
qui, loin de retenir pour elle-même Jésus son Fils,
l’offre au monde,
nous aussi nous voudrions te donner ce que tu nous donnes.
18 janvier 2008
La citation du jour
« Va-t-on retrouver l’usage des larmes, des plus petites jumelles de théâtre ? »
André Breton (1896-1966), Phrases.
11 janvier 2008
La pensée ragaillardissante de la semaine (XVII)
« J’ai appris par expérience que ce qu’on attend arrive toujours de façon imprévue. »
Thomas Merton
Si tous nos vœux, toutes nos espérances se réalisaient, est-il si sûr que nous connaîtrions le comble du bonheur ? Ce qu’il y a de plus beau dans la vie, c’est peut-être moins la réalisation de nos souhaits même les moins fous, que l’intrusion intempestive d’événements providentiels. Evénements aussi peu attendus et imaginés qu’un brillant éclat de soleil dans une journée hivernale et parisienne maussade et qui viennent soudainement éclairer notre parcours, convertir notre humeur et modifier jusqu’à la sonorité de la vie. Lorsque de tels moments adviennent, nous sommes littéralement projetés au large de nous-mêmes, hors de nos désirs immédiats ou trop familiers, vers des horizons amples, radieux et pleins de promesses. Nous sommes alors instamment convoqués à l’aventure de l’Imprévisible !
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Retrouvez les pensées ragaillardissantes
de François GARAGNON
sur le site des Editions Monte-Cristo
08 janvier 2008
Spe salvi - Sauvés dans l'espérance
Chers amis,
C’est le 30 novembre dernier qu’a paru la deuxième encyclique du pontificat de Benoît XVI, intitulée « Spe salvi - Sauvés dans l’espérance ». Ce texte, qui s’inscrit dans le prolongement de « Deus Caritas est - Dieu est Amour », se propose d’approfondir l’intelligence de l’une des trois vertus théologales qu’est l’espérance, avec la charité et la foi. Je viens de consacrer mon premier week-end de l’année à une récollection sur le thème de ce texte, avec une dizaine de jeunes professionnels de ma paroisse parisienne d’insertion. L’occasion, ainsi, de lire, relire, méditer et partager le fruit de nos réflexions sur ces lignes qui, reconnaissons-le, peuvent, à première vue - mais seulement à première vue -, paraître un peu arides.
Benoît XVI a d’abord souhaité rappelé la signification profonde de l'espérance chrétienne qui n’est pas d’abord un enthousiasme béat, une joie superficielle, encore moins une « positive attitude » pour reprendre le bon mot du Cardinal Vingt-Trois, commentant l’encyclique. Le Pape l’expose comme la certitude anticipée de ce que Dieu veut nous donner et qui doit s'éprouver dans la confrontation aux grandes épreuves de l'existence humaine.
Le Pape développe ensuite sa réflexion en intégrant diverses approches : philosophique, politique, historique…, en s’intéressant aux différentes idéologies qui, à travers les âges, ont cherché avec plus ou moins de bonheur, à répondre à la quête incessante de l’homme (positivisme, marxisme, etc.).
Il parachève enfin son encyclique par l’énumération de « lieux » d’apprentissage et d’exercice de l’espérance, telle la prière, espace privilégié du dialogue avec le Dieu vivant.
Et si vous vous laissiez tenter, vous aussi, par l’expérience d’une lecture communautaire de cette encyclique ?
Benoît XVI, Sauvés dans l'espérance, Cerf, 84 p., 4 €.
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Fraternellement,

07 janvier 2008
Les prêtres et les séminaristes dans la blogosphère
Après le journal La Croix qui consacrait cet été un article au sujet, voici le tour du Figaro qui, dans son édition du vendredi 4 janvier, se penche sur le phénomène des prêtres et séminaristes présents sur le Net.
Retrouvez l'article en cliquant ci-après : ![]()
Fraternellement,













