08 mars 2008
Merci
"Je crois que mon Sauveur est vivant..."
Job, 19,25.
Vous avez été très nombreux à manifester votre proximité, votre amitié, votre prière à l'occasion du décès soudain de Papa.
Maman, mon frère et moi sommes dans l'impossibilité, aujourd'hui, de répondre individuellement à tous les messages de sympathie qui ont été exprimés et qui nous sont parvenus.
Nous vous remercions chaleureusement du précieux réconfort que vous nous avez procuré en ce difficile moment et comptons toujours sur votre prière.

04 septembre 2007
Je suis l'heureux oncle d'un petit Maxime !
Bien chers amis,
C'est avec une grande joie que je vous annonce la naissance de Maxime, le fils de Laëtitia et Geoffroy, mon frère. Cet adorable bambin est arrivé le 30 août, avec 18 jours d'avance, pour le plus grand soulagement de sa maman. Ils se portent tous deux très bien. L'enfant pesait à sa naissance 3,50 kg et mesurait 50 cm.
Je vous invite, avec moi, à rendre grâce au Seigneur pour ce don inestimable et à le porter, lui et ses parents, dans votre prière.
Très fraternellement,

06 juin 2007
La disparition de Jean-Pierre Boucharel
Véritable homme d’engagement(s), Jean-Pierre Boucharel vient de s’éteindre à l’âge de 78 ans.
Comme le souligne le journal Sud Ouest dans son édition du 5 juin, « il pouvait être dur dans ses combats, comme celui récent pour l'euthanasie qui, en Dordogne, aura été son ultime bataille de responsable du Droit de mourir dans la dignité. Mais jusqu'au bout, il aura été un homme de la vie et du terroir. »
C’est justement dans le cadre d’un Café Politique que j’animais à Périgueux sur « Peut-on choisir sa mort ? », que j’avais eu le bonheur de rencontrer ce « personnage », engagé tout à la fois dans la défense de l’école laïque au nom de sa pensée philosophique, dans le souvenir vif de la Résistance – que son père Raymond Boucharel avait rejoint - et qui, en 1994, avait pris la direction nationale de la GMF.
Homme de conviction, de fraternité et de grande ouverture, c’était toujours avec joie que je le croisais dans les rues de Périgueux, lorsque je rentrais « au pays », et que je poursuivais avec lui le débat entamé quelques années auparavant...
Qu’il repose en Paix.

31 janvier 2007
Drôle de coïncidence (encore)
Au cours du dîner, lundi soir, je narrais à des séminaristes « L’odyssée de Régis », évoquée avec vous également, sur ce blog, dans un post du 24 novembre dernier. Je vous partageais alors quelques bribes du récit qui avait été fait de son aventure afghane, sous la forme d’une BD réalisée par le photographe Didier Lefèvre…
Et bien, Didier Lefèvre, qui venait d’être récompensé par le Festival de la BD d’Angoulême, est décédé ce même lundi à l’âge de 49 ans, victime d’une crise cardiaque !
On ne peut que repenser à cette citation d’un autre grand photographe, Robert Doisneau :
"Un centième de seconde par ci,
un centième de seconde par là,
mis bout à bout cela ne fait jamais qu'une,
deux ou trois secondes chipées à l'éternité."
en se disant que Didier Lefèvre connaît désormais celle à qui il a tant dérobé.
Fraternellement,


Retrouvez quelques-uns des meilleurs clichés de Ph. Lefèvre en cliquant ICI (lien externe).
26 janvier 2007
Ryszard Kapuscinski est mort
Le journaliste polonais et auteur d'Ebène, du Negus ou encore du Shāh, ne nous donnera plus de nouvelles du monde. Ryszard Kapuscinski est décédé, mardi dernier à l'âge de 74 ans. Durant plus de 20 années, il a couvert les principaux conflits sur tous les continents. Afrique, Asie, Amérique du Sud et toujours la même acuité du regard de la part de cet infatigable globe-trotter.
Dans un post du 22 juillet, je vous retranscrivais un passage tiré du Shāh, un ouvrage dans lequel il nous livrait son analyse de la chute du dernier Empereur d’Iran, renversé en 1980 par Khomeiny et le mouvement shi’ite. En disséquant le processus de cette révolution, l’observateur nous dévoilait les forces qui maintiennent un pouvoir, et les forces qui le minent.
Il nous offrait alors une pleine page de poésie, à goûter inlassablement…
« Quand je veux me remonter le moral, je vais rue Ferdousi, où M. Ferdousi vend des tapis persans. M. Ferdousi, qui a passé toute sa vie à fréquenter l’art et la beauté, regarde la réalité environnante comme s’il s’agissait d’un film de série B dans un cinéma à bon marché et sale. Tout est une question de goût, me dit-il ; le plus important, monsieur, est d’avoir du goût. Le monde serait bien différent si davantage de gens avaient un petit peu plus de goût. Dans toutes les horreurs (car il les appelle des horreurs) comme le mensonge, la traîtrise, le vol, la délation, il voit un dénominateur commun : tout cela est le fait de gens sans aucun goût. Il croit que la nation survivra et que la beauté est indestructible. Il faut vous rappeler, me dit-il en déroulant un autre tapis (il sait que je ne l’achèterai pas, mais il aimerait que j’ai le plaisir de le regarder), que ce qui a permis aux Persans de rester eux-mêmes pendant plus de deux millénaires et demi, ce qui nous a permis de rester nous-mêmes malgré tant de guerres, d’invasions, d’occupations, c’est notre force spirituelle, et non matérielle ; notre poésie, et non notre technologie ; notre religion, et non nos usines. Qu’avons-nous donné au monde ? Nous avons donné la poésie, la miniature, le tapis. Comme vous le voyez, ce sont toutes choses inutiles du point de vue de la production. Mais c’est à travers elles que nous avons exprimé notre être véritable. Nous avons donné au monde cette inutilité miraculeuse, unique. Ce que nous avons donné au monde n’a pas rendu la vie plus facile, mais l’a embellie - pour autant qu’une telle distinction ait un sens. Pour nous, un tapis par exemple est une nécessité vitale. Vous déroulez un tapis sur un sol désertique, misérable, brûlé, vous vous y allongez et vous avez l’impression d’être couché dans un pré verdoyant. Oui, nos tapis nous rappellent les prés en fleurs. Vous voyez devant vous des fleurs, vous voyez un jardin, un étang, une fontaine. Des paons bondissent dans les taillis. Et les tapis sont des objets qui durent - un bon tapis gardera sa couleur pendant des siècles. Ainsi, en vivant dans un désert nu, monotone, on a l’impression de vivre dans un jardin éternel dont les couleurs et la fraîcheur ne s’altèrent jamais. Puis on peut continuer à imaginer le parfum du jardin, on peut écouter le murmure du ruisseau et le chant des oiseaux. Et puis on se sent bien, on se sent important, on est près du paradis, on est poète. »
Le Shāh, Ryszard Kapuściński, éditions 10/18, p. 167-169.
23 janvier 2007
Un hommage bouleversant et unanime est rendu à l’abbé Pierre, décédé lundi
C’est un hommage unanime que l’Eglise, la France et l’Europe rendent ces jours-ci à l’abbé Pierre, décédé lundi à Paris, à l'hôpital militaire du Val de Grâce.
Dans son communiqué, l’association fondée par lui, “Emmaüs International”, appelle à la poursuite de son œuvre : “Le mouvement Emmaüs International, avec ses 327 membres répartis dans 39 pays sur 4
continents, lui rend hommage et pense à tous ceux qui l'ont accompagné pendant son long chemin, ainsi qu'à sa famille. Comme l'abbé Pierre lui-même se plaisait à le répéter en toutes occasions, "continuons !".".
Le président de la conférence épiscopale française, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, dit se souvenir « avec émotion » de cette phrase qui terminait sa « Lettre à Dieu » du 4 octobre 2005 : « Père, j'attends depuis si longtemps de vivre dans votre totale présence qui est, je n'en ai jamais douté, malgré tout, Amour ». « L'Abbé Pierre a rejoint le Père. Que Dieu l’accueille maintenant dans la plénitude de son Amour », ajoute le cardinal Ricard.
« Je prie, écrit-il, pour tous ceux qu'il a aidés, dont il s'était fait le porte-parole, révélant leur détresse et brisant l'indifférence. Puissent-ils trouver le réconfort dans cette espérance en Dieu Amour dont a toujours témoigné l'Abbé Pierre. Je pense aussi aux Français, dont l'admiration pour l'Abbé Pierre ne s'est pas démentie depuis tant d'années. À travers lui, ils ont manifesté leur attachement à la générosité, à la solidarité, à l'attention pour les plus déshérités ».
Pour sa part, le Président de la République, Jacques Chirac, s’est dit « bouleversé » d'apprendre le décès de l'Abbé Pierre, pour lequel il éprouvait « un immense respect et une profonde affection ». Le président évoque l’action décisive du prêtre : « Avec la disparition de l'Abbé Pierre, c'est la France entière qui est touchée au cœur. Elle perd une immense figure, une conscience, une incarnation de la bonté. Pour toutes les Françaises et tous les Français, mais aussi partout dans le monde, résonne encore l'admirable appel de l'hiver 1954. L'Abbé Pierre représentera toujours l'esprit de révolte contre la misère, la souffrance, l'injustice et la force de la solidarité. ».
Pour sa part, Mme Anna Záborská (PPE-ED, SK), rapporteur du Parlement européen sur « Femmes et pauvreté dans l'Union européenne », salue dans l’abbé Pierre « un grand Européen au service de la lutte contre l'exclusion sociale ».

31 août 2006
Christophe a rejoint la Maison du Père
Après plusieurs années d’intense combat contre la maladie, Christophe Mermillod s'est éteint ce jeudi matin dans un hôpital de Toulouse, près des siens et entouré par eux. Christophe avait 32 ans et il était séminariste en 3ème année au séminaire Saint-Joseph de Bordeaux, pour la communauté de l'Emmanuel. Durant les 2 années où nous avons vécu dans la même communauté, qu’il soit près de nous ou hospitalisé à de multiples reprises, Christophe m’a édifié par son courage, sa foi, sa persévérance dans l'épreuve et son refus du renoncement.
Ses obsèques seront célébrées samedi à Toulouse. Je me permets de le confier à votre prière, à vos pensées, lui, mais aussi ses parents ainsi que ses frères et sœurs.

23 juillet 2006
Bienvenue à Marie !
Bienvenue à Marie ! Cette charmante jeune fille est née le 6 juin à Bordeaux. Elle fait le bonheur d’Anne et Pierre-Christophe, et réjouit déjà ses frères Vianney et François-Xavier. Marie a été baptisée le 2 juillet à Agen. Mes pensées et mes prières les ont rejoins en ce jour de fête. Les félicitations de tout le monde aux heureux parents !
Surprised !
Le 21 avril dernier, la Reine d’Angleterre, Elisabeth II, célébrait ses 80 ans. Un grand quotidien français (« La Croix » pour ne pas le citer) offrait à découvrir sur son site Internet un album photos retraçant le règne de la souveraine. Au hasard des clichés, j’ai surpris celui-ci, assez inattendu !
Happy birthday Madame !
22 juillet 2006
Se souvenir d’André
Vous parler respectueusement et honnêtement d’André exigerait un peu plus que ces ridicules lignes mais je ne peux pas ne pas partager avec vous, même modestement et brièvement, ce que j’ai vécu avec lui.
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André est décédé le 28 décembre, dans la semaine de Noël, à 62 ans, des suites d’un cancer. Durant plus de 3 années, il avait été mon curé à Bergerac, et mon accompagnateur spirituel, alors que je tentais de discerner les traces de Dieu dans ma vie et ce qu’il attendait de moi. Très rapidement, il était devenu plus qu’un accompagnateur, un ami, un grand ami. Nous nous retrouvions fréquemment pour prier, partager des repas - Périgord oblige ! -, mais aussi parler longuement, de tout et de rien. De notre foi bien sûr, de son expérience du ministère presbytéral, des charges successives qu’il avait occupées, de ma vie et de mes engagements, mais aussi de la vie en général. Bref, des conversations d’amis, dans la confidence et la confiance. Et puis nous prenions aussi du temps pour des balades, pour des promenades plus ou moins longues - des découvertes d’un coin de Dordogne aux contreforts pyrénéens -, des retraites communes. Je crois qu’il est inutile de vous dire combien il a joué un rôle majeur dans le discernement de ma vocation. Au travers du témoignage de vie qu’il m’a donné, j’ai compris qu’être prêtre, être consacré à Dieu et donner sa vie pour servir ses frères, pouvait rendre heureux et remplir une vie, lui donner réellement son sens.
Intelligent et cultivé, bon et généreux, bénéficiant d’un profond sens pastoral et doué d’une extrême sensibilité, André était apprécié de chaque personne qui le rencontrait. En témoigne la foule rassemblée pour ses obsèques en la cathédrale de Périgueux, le 30 décembre.
Un Père du Séminaire, voulant me consoler de ma peine, m’a dit que j’avais désormais un intercesseur de plus auprès du Seigneur. Vous pouvez être certains, que vous le connaissiez ou non, que lui prie maintenant le Père pour nous tous.
A Dieu, André, et MERCI !

















